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12 ans (!) après Menteur Menteur, de l'eau a coulé sous les ponts. Jim Carrey a tapé dans le registre dramatique avec plus ou moins de succès (son chef d'oeuvre restant à mes yeux The Truman Show), et perte de vitesse oblige, nous revient avec une formule qui l'a consacré, la comédie burlesque au concept éprouvé lui donnant l'occasion de grimacer à loisir et d'en faire des tonnes.

Indépendant, fraîchement divorcé et prisonnier d'un travail à la banque qui le saoule et dans lequel il n'évolue pas, Carl s'est enfermé dans une vie monotone, routinière, disant non à toutes les opportunités qui se présentent par crainte de décevoir. Poussé par un ami à suivre la formation "YES!", Carl se retrouve malgré lui à devoir dire Oui à toutes les demandes qui s'offrent à lui, afin de s'ouvrir à la vie. Rapidement, il découvre les effets bénéfiques de cette positive attitude. Mais peut-on éternellement se contenter de répondre oui à tout sans suivre son coeur?

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Passons rapidement sur le film, qui en lui-même est plutôt sympa. Jim en fait des tonnes encore une fois, et même si fait de son mieux, je l'ai senti moins à l'aise qu'à la glorieuse époque. Il a, disons, vieilli... physiquement, et peut-être aussi mentalement, n'est-il plus autant en phase avec ce genre de scénario, qui lui était pourtant destiné. Ceci dit, Yes Man est quand même prétexte à une bonne tranche de rigolade, de par certaines situations vraiment cocasses (la scène du suicide, la soirée de fans Harry Potter, la mamie chaude comme la braise...). Et puis il y a la révélation Zooey Deschannel, déjà aperçue dans Phénomènes, et dont je suis encore plus amoureux ^^ (enfin, surtout son personnage!)

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Au-delà du film, Yes Man délivre cependant un message fort positif qu'on devrait tous écouter... le film donne envie de s'ouvrir, de dire oui à la vie - de façon mesurée et réfléchie parfois - car on ne sait ce qu'elle nous réserve, les trésors qu'elle recelle et ce qui peut découler des opportunités. Comme le dit Allison, "le monde est un terrain de jeu, et nous l'oublions en grandissant", une pensée que je partage et que je ne veux pas oublier à mon tour. Pas étonnant que mes films préférés, comme Forrest Gump, traitent souvent du destin des gens au travers de rencontres ou d'événements inattendus. Finalement conforté par l'idée du confortable, je sais au fond de moi que l'imprévu est ce qui me fait vibrer, il faut juste avoir le courage de le chercher, et de le capter. Ces derniers temps, je me suis petit à petit ouvert à cette philosophie, au niveau amical, amoureux, au niveau des prises de contact ou des opportunités saisies. J'ai fait des choix plus risqués, moins évidents, en me disant "on verra bien". Ce n'est qu'un début, je peux aller beaucoup plus loin...Si ça ne porte pas toujours ses fruits, je reste conforté dans l'idée que rester soi-même et positiver ne peut qu'être bénéfique. Se renfermer conduit à une spirale qui devient aliénante, où nous ne sommes plus que l'ombre de nous-même et de notre potentiel.

Yes Man est donc, plus qu'un film plaisant et drôle, une ode à la vie, ses plaisirs et ses opportunités. Un message d'espoir qui nous donne envie de prendre en main notre destin en prenant des risques. Bien sûr, c'est plus facile à dire qu'à faire, mais l'essentiel est de tenter, à n'importe quelle échelle, ce qu'on a envie de faire, après tout, qui voudrait passer sa vie à se créer des regrets pour l'avenir?