politesseIl y a les les gens fins, les éduqués, les sociables, les courtois, les polis, les respectueux... et il y a les autres. Ceux-là, je ne peux pas les sentir. Que des jeunes s'amusent à taguer leurs chez-eux en urinant à côté des chiottes, grand bien leur fasse, mais j'ai vraiment du mal avec ceux qui se croient tout permis en société.

Il y a cette fois où notre duo de mecs lourds se met à taper la discut avec insistance avec leur voisine dans le métro, alors que celle-ci est à moitié endormie et écoute sa musique sans rien demander à personne. Ils iront presque jusqu'à lui enlever ses écouteurs pour qu'elle les écoute, alors que ce qu'ils avaient à dire était un puits sans fond d'inepties (attention, ce genre de personne, si tu ne les écoute pas, tu passes pour un provocateur plein de préjugés).
Il y a cette fois où ce jeune arrive dans le RER avec sa chaîne hi-fi dont le volume est tourné à fond. Mais ce gars-là ne fait même pas la quête en poussant la chansonnette sur un faux play-back bidon, non, il nous impose sa musique, genre "seul au monde dans le RER". Quand ce n'est pas la chaîne hi-fi, c'est carrément le pique-nique, qu'il laissera traîner dans ce train qu'il considère comme sa poubelle perso.
Il y a toutes ces fois où l'on se fait embêter, chahuter voire carrément aggresser par des types en bandes, aux yeux de tous.
Hier encore, toujours dans le RER, comment profiter paisiblement de son voyage, quand on entend, depuis le rez-de-chaussée, un type gueuler à tue-tête au premier étage du wagon d'à côté? Montre en main, le type a du passer un bon quart d'heure à crier des insanités et engueuler les passagers. Triste réalité d'un quotidien qui nous échappe, nos voisins étaient totalement insensibles à ce sentiment d'insécurité permanent, voire carrément endormis. Pour ma part avec PM, nous nous disions, dubitatifs: "mais... qu'est ce qu'il fait? Ca le fait pas chier de gueuler?" Mine de rien, nous étions rassurés de descendre quelques stations plus loin.
Toujours hier soir, 00h00, nous quittons l'appart de Timon et Zuzu, pour nous retrouver au volant dans une rue en sens unique, désertée au vu de l'heure tardive. Désertée? Pas tout à fait, puisqu'un petit groupe s'est retrouvé devant une vieille pizzeria, pour fumer une dernière clope ou discuter dans une ambiance bon enfant. Devant nous, une voiture bloque la rue, les passagers discutants avec leurs amis à l'extérieur. Bon, ils se disent au revoir pensons, nous, et décidons d'être patients 30 secondes. Mais la voiture reste là, bloquant le passage, les gars rigolant entre eux, alors que nous sommes pleinement visibles. Une minute plus tard, une autre voiture arrive derrière nous, le conducteur lui n'hésite pas à klaxonner et il a bien raison! Mais le groupe de jeunes ne semble pas s'en émouvoir, on dirait qu'on existe pas pour eux. Ils font leur business, l'un descend, l'autre monte au volant, et voilà que deux d'entre eux commencent à se battre pour plaisanter (visiblement), et nous nous regardons avec PM, toujours dubitatifs: "mais... qu'est ce qu'ils foutent?" Pour ma part, légèrement excédé, et passablement sur les nerfs pour diverses raisons, je me mets à gueuler par la fenêtre que l'on aimerait avancer. A ce stade, je ne pensais même pas au fait qu'ils auraient pu tous me tomber dessus, je les maudissais juste. La bonne nouvelle, c'est que nous avons eu la vie sauve, la mauvaise, c'est qu'ils n'en avaient rien à foutre de ce que je leur disais, et nous avons du attendre qu'ils bougent de là de leur plein gré... le pire c'est que des amis à eux, jeunes comme adultes, étaient sur le trottoir, genre rien à foutre de la situation, pendant au moins cinq bonnes minutes.

Je ne sais pas au juste ce que cherchent ces gens. Provoc, expression d'un malaise, immaturité... toujours est-il que notre quotidien regorge de ces cas qui polluent notre bien-être. A tous ces gens, qui nous saoulent parce que cela les fait marrer et qu'ils se croient supérieurs aux autres, je leur transmet ces voeux:

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