tellement_proches

Ca y est, pour moi le tandem Toledano & Nakache c'est comme une marque déposée, et ce en seulement deux films que j'ai pu voir de ces réalisateurs. C'est dire à quel point Tellement proches est réussi, et pourtant on les attendait au tournant après la merveilleuse surprise que fut Nos Jours Heureux il y a deux ans.

On prend les mêmes et on recommence: grosso modo la même équipe que Nos Jours Heureux, sans Jean-Paul Rouve mais avec quelques ajouts inspirés comme Elbaz et Demaison, un scénario en béton croquant le quotidien de deux familles liées par le mariage, flirtant entre hilarant et pathétique, une bande-originale punchy et populaire, un début et une fin à deux époques différentes, le tout avec une dose de sincérité et un coeur gros comme ça. Et ça marche!

Ca marche avant tout parce que c'est drôle. Comme dans NJH, l'émotion est présente, latente. Mais le film ne se perd jamais sur le chemin du dramatique et préfère user du rire pour mieux nous toucher. On rit des malheurs de ces gens, de ces couples qui se déchirent, de ce vieux ringard qui n'a pas de boulot, de ces beaux-frères et belles-soeurs qui se détestent, des mésaventures racistes d'un black qui s'en prend plein la gueule où qu'il aille... Nous rions tellement de bon coeur, grâce à des dialogues et un timing parfait (d'aucuns auront ressenti quelques longueurs lors de la séance, mais ce ne fut pas mon cas), que la conclusion du film sur fond de gorge nouée nous touche d'autant plus.

Je ne me fais aucun soucis pour la carrière de ce film qui devrait bénéficier d'un excellent bouche à oreille. C'est pour moi (comme le dit Studio Ciné Live) "la meilleure comédie de l'année", et encore une fois, elle traite d'un sujet à priori banal, et pourtant source inépuisable d'inspiration: la vie. Chapeau bas messieurs les réalisateurs, et vivement votre prochain film!

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Avant-première avec l'équipe du film au Gaumont Disney Village