My World - by GM

Malgré son titre, ce blog sera français. Moi, ma vie, mon oeuvre (hum), mes humeurs... un blog quoi!

28 juin 2008

(Film) Un jour, peut-être...

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Les anglais sont définitivement les pros de la comédie romantique. Même quand il ne s'agit pas tant de faire rire que de proposer un drame humain portant sur un homme débarqué à New-York qui vivra trois chagrins d'amour successifs. Cette histoire nous est racontée à travers le récit de Will (Ryan Renolds plutôt bon) à sa fille Maya (Abigail Breslin égale à elle-même), qui n'apprendra qu'à la fin laquelle des trois est devenue sa vraie mère.

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Isla Fisher, Elizabeth Banks ou Rachel Weisz: qui sera la bonne?

Couvrant près de 16 ans, Un jour, peut-être est un de ces films type qui nous touchent parce qu'il relate des situations que nous avons tous vécues, en les sublimant par des artifices comme seul le cinéma peut en proposer. L'émotion mélangé aux rires est un dosage qui peut s'avérer délicat mais ce film remplit parfaitement son contrat, et tout comme Love Actually, Bridget Jones, Pour un garçon et consorts, il nous offre un regard positif et pétillant - et réaliste à la fois - sur l'Amour, ainsi que le message simple à comprendre mais parfois difficile à accepter, que la vie ne se prédit pas mais se vit au jour le jour, et que toute expérience bonne ou mauvaise est bonne à prendre. Le temps fait son oeuvre...

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Actrices charmantes (Isla Fisher en tête, qui n'est pas sans rappeler une certaine Keira Knightley), années 90 formidablement bien reconstituées, décor new-yorkais inimitable, bons sentiments avec une touche d'humour à l'anglaise, un film romantique hautement recommandé donc, dont je suis sorti avec un grand sourire!

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20 juin 2008

(Films) JCVD, Le témoin amoureux et Sans sarah rien ne va!

Sans Sarah, rien ne va!

sarahLa dernière comédie des créateurs de En cloque mode d'emploi suit exactement le même chemin que ce dernier: un humour dosé mêlé à plein de bons sentiments et quelques longueurs, dont on attendait plus. Le scénario, digne des meilleurs café-théatres (Un jeune compositeur de série tv se retrouve largué après 5 ans par l'actrice principale de celle-ci. Parti se ressourcer et faire son deuil à Hawai, il tombe néanmoins sur elle et son nouvel amant, logés dans le même hôtel que lui), laissait pourtant espérer bien davantage niveau ressorts comiques. On se contente au final d'une petite comédie romantique sans grande prétention, portée par des paysages somptueux et un couple d'acteurs sympathiques, en tête Russell Brand, Jason Segel vu dans How I met your mother, et la divine et pourtant méconnue Mila Kunis.

Le témoin amoureux

temoinBeaucoup plus satisfaisant, Le témoin amoureux offre une vision romancée et pourtant réaliste du classique dilemme "meilleurs amis/amoureux?", traitée avec une verve comique hollywoodienne qui ne se relâche pas tout au long du film. Patrick Dempsey et Michelle Manhagan sont parfaits dans leurs rôles respectifs: un jeune quadragénaire enchainant les conquêtes sans lendemain tout en se reposant sur sa meilleure amie, et se voit confronté à la réalité de ses sentiments lorsque celle-ci lui annonce son mariage imminent... Malgré son semi-échec en salles, j'ai littéralement adoré ce film, des acteurs à la réalisation en passant par la musique. Et malgré une histoire convenue, il ménage un certain suspens jusqu'au bout. Idéal pour les couples ou les grands rêveurs ^^.

JCVD

Dans un autre registre à la limite de l'expérimental, JCVD nous présente l'acteur dans une fiction où il tient son propre rôle, pourtant à l'opposé de ses registres habituels. Pris en otage par une bande de... preneurs d'otages, Jean-Claude, cloitré dans une banque postale de Belgique, révèle ses doutes et ses faiblesses face à l'aura public qui l'entoure, en livrant malgré tout une prestation assez inégale, entre une mono-expression latente et quelques éclairs de génie digne des grands acteurs (le monologue assez tripesque face caméra). jcvd La réalisation et la structure du film, jouant sur les différents points de vue, parachèvent de classer ce film dans les inclassables. Il aurait je pense (commercialement parlant), gagné à s'affirmer comme une véritable comédie de bout en bout. Différent certes, certainement décalé, JCVD est un film à part dans la carrière du kick-boxeur et dans le paysage cinématographique actuel.

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14 juin 2008

(Film) Phénomènes

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La carrière cinématographique de M. Night Shyamalan est pour moi en dent de scie. J'adore Sixième Sens et Incassable, plein de surprises. J'ai bien aimé Signes et le Village, enfin certaines parties, ces films souffrant de beaucoup de longueurs et de blabla inutiles, avec des fins peu satisfaisantes. Enfin, j'ai détesté la Jeune fille de l'eau. Mais je l'avoue, il y a quelquechose d'efficace chez ce réalisateur, qui me donne toujours envie de voir son prochain film. Et heureusement, Phénomènes est un grand pas en avant.

Le film démarre sans temps mort et nous plonge immédiatement dans l'histoire. Un phénomène inexplicable semble se répandre sur le nord-ouest des Etats Unis, où la population des villes se met à agir de façon bizarre, perdant ses repères avant de se donner la mort. Comme une épidémie, le phénomène s'étend progressivement vers les campagnes, et les survivants cherchent alors à fuire... l'inconnu, le vide. Un scénario qui débute de façon étonnante, et qui donne évidemment envie d'en savoir plus et de connaître la clé de l'énigme. Mais il ne faut pas s'attendre ici à un twist façon Sixième Sens: certains en seront forcément déçus, mais comme dans Signes la vérité n'est que dispersée ici et là, au fil du film, et sans grande révélation finale, laissant au spectateur le soin de cogiter sur le sens et la crédibilité d'un tel sujet, qui est particulièrement dans l'air du temps.

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Certaines scènes ont comme un air de déjà vu...

Au delà donc d'une réelle surprise, on retiendra surtout les scènes de suspens efficaces malgré qu'elles soient très simples sur la forme, et les scènes de suicide assez choquantes propres à donner pas mal de frissons. En une heure trente, Night Shyamalan ne joue pas donc pas d'esbrouffe inutile, mais au moins va directement à l'essentiel, ce qui faisait défaut à ses précédents films. Une réussite, qui ne vaut toutefois toujours pas ses premiers succès en raison d'une dernière demi-heure légèrement poussive.

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07 juin 2008

(2 films sinon rien) Las Vegas 21 et Sex & the City

Ce week-end, niveau cinéma il y en a eu pour tous les goûts, mecs comme filles. Verdict?

Las Vegas 21

lv21Tiré d'une histoire vraie, LV21 (sobrement intitulé 21 en anglais) suit les aventures d'un surdoué en maths, qui se retrouve à compter les cartes lors de parties de black-jack à Las Vegas, pour le compte d'un de ses professeurs. Rapidement confronté au succès, il enchainera gains, pertes, trahison, sexe, oubli de soi et enfin rédemption.

Un scénario qu'on dirait formaté pour la case du samedi soir de votre cinéma, et c'est tout à fait le cas. Honnête divertissement, LV21 est parfois drôle, électrique et plaisant à regarder. C'est parfois tiré par les cheveux (pourquoi passent-ils leur temps dans le même casino? Ont-ils un contrat d'exclusivité avec le Planet Hollywood Resort?) et les règles de l'arnaque peuvent sembler floues pour les non-initiés, mais on pardonne tout pour une simple bonne raison: c'est Las Vegas baby! (D'ailleurs il faut que je pense à réviser les règles de Black Jack pour septembre).

Sex & the City

Il faut parfois faire plaisir à maman... je l'avoue, me taper 2h30 à suivre surs_city grand écran un épisode xxl de l'ancienne série culte ne me réjouissait pas des masses. D'ailleurs j'étais plutôt gêné, étant quasiment le seul mec dans une salle de 400 places. Car après tout c'est bien de ça qu'il s'agit: un film de filles. Je n'ai pas grand chose à redire dessus, n'ayant jamais suivi la série je ne me suis pas senti proches des personnages ni de leurs aspirations. Les gens dont les héroines parlent sont pour moi de parfait inconnus et de savoir qu'ils vont enfin se marier après 40 ans... waouh ça ne me fait ni chaud ni froid. Le film est loin d'être mauvais mais bon, c'est un peu à épisode à rallonge, et je ne me sens pas forcément encore concerné par les problèmes de cette génération!

Les filles fans de fringues adoreront certainement et c'est tant mieux, pour les garçons... Indiana Jones est encore à l'affiche! :-p

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06 juin 2008

(Film) Semi-Pro

semipro

Ce film est tellement nul, que je l'avais complêtement oublié.

L'histoire est celle d'un club de basket ball minable, qui, menacé de disparition, tente le tout pour le tout afin de pouvoir entrer en NBA. A sa tête, Will Ferell (les Rois du Patin) assure le show en tant que manager et en fait une équipe haute en couleur et tout sauf sportive.

Difficile de mieux résumer ce film sans réel objectif, sans queue ni tête, totalement débile en plus d'être inintéressant et écrit par un manchot visiblement accro aux substances illicites. Il est étrange de constater que le distributeur a osé le sortir en France, alors même que les films de Will Ferell font chez nous en général le bonheur des rayons direct-to-video, ou alors un passage éclair dans un nombre plus que réduit de salles, chronique d'un flop annoncé. Bon de toute façon, faire un flop ce film n'y coupera pas.

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22 mai 2008

Réflexion: Indiana Jones 4 face à ses aînés

indiana_jones_poster_finalAttention: long article en perspective! Il n'en faudra pas moins pour exprimer et surtout expliquer mon opinion sur le dernier volet du plus célèbre des archéologues, sorti hier au cinéma. A l'écoute des diverses réactions à la sortie de la salle, il est clair que les avis sont divisés: il y a ceux qui, fans de la première heure, auront été ravis de retrouver l'ambiance de la trilogie originale, leur personnage fétiche, et étaient tellement impatients de la sortie de ce films qu'ils l'ont adoré (et je pense qu'il s'agirait d'Indiana Jones et la Bouse Maudite que ça aurait été pareil). Et puis il y a ceux qui connaissent par coeur la trilogie, lui vouent un véritable culte tout en lui trouvant une forte cohérence, et attendaient fortement ce nouveau film mais avec une certaine crainte, et qui ont été très déçus. Je fais - malheureusement pour moi - partie de la deuxième catégorie. Car je le clame haut et fort: Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal est pour moi le plus mauvais film de la quadrilogie (ce qui n'en fait pas un mauvais film en soi). Et je vais m'en expliquer....

Indiana Jones a marqué un renouveau du cinéma d'aventures au cinéma. A la base hommage aux films de genre de série B, la trilogie s'est payée le luxe de revisiter de véritables mythes et légendes avec brio, leur conférant une crédibilité certaine tout en restant dans la limite du film de divertissement pur. A cela, conférez des scènes d'action de haute volée magnifiquement chorégraphiées, des personnages mémorables et un humour constant et souvent fin, une musique inoubliable et un dépaysement garanti, et vous obtenez le fin du fin de l'entertainment grand public.

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Indiana Jones 4 a voulu rassembler tout cela. Spielberg l'avoue lui-même, ce film est fait pour les fans, c'est un hommage, il n'est pas censé surprendre (comme par exemple Casino Royal qui a positivement déboussolé les fans Bondiens). Surfant sur la nostalgie, c'est à la fois une force, et une grosse faiblesse. Le risque de décevoir est énorme si les codes ne sont pas respectés. Quand on me dit de prendre le film à part, juste pour ce qu'il est, ce n'est pas réellement possible: avec un nom comme INDIANA JONES apposé sur l'affiche, on ne peut que comparer. Des films comme la Momie, Benjamin Gates, ou A la poursuite du Diamant vert, peuvent me plaire; ce ne sont tout simplement pas des Indiana Jones.

Les trois premiers Indys n'étaient à l'époque pas cultes, et ont été réalisés sur une période de 8 ans. Cela seindiana_jones_et_le_temple_maudit_indiana_jones_and_the_temple_of_doom_1983_reference ressent, Spielberg n'ayant pas la pression, il réalise, malgré leurs défauts existants, des petits chefs d'oeuvre d'aventure et d'action. Presque 20 ans après, il ressort son acteur principal bien vieilli, le coiffe du même chapeau et met le même John Williams à la musique, en espérant que la magie va opérer. Pourtant, en se replongeant dans la trilogie d'origine, il aurait du se rendre compte que le scénario du 4ème volet, des dialogues aux scènes d'action, n'atteint en rien le potentiel des autres. Le concept des Crânes de Cristal en lui-même n'est pas mauvais, mais en ayant tellement attendu pour atteindre la perfection (le scénario est passé de mains en mains pendant de longues années), on est en droit de s'attendre à mieux. Entre une idée déjà exploitée dans une attraction Indiana Jones vieille de 7 ans, et des scènes déjà vues quasiment plan pour plan dans Benjamin Gates et le livre des secrets en ce début d'année (qui parlait aussi -coincidence?- de la cité d'Eldorado), ce film sent le réchauffé. Alors certes, les divers scénaristes ont émietté ici et là des énigmes densifiant inutilement le scénario, simplement prétexte à justifier une succession de scènes sans réel lien ou progression entre elles. Ce bon vieux George Lucas a commis la même erreur que dans la nouvelle trilogie Star Wars: chercher à densifier le mythe et son univers à travers des histoires faussement compliquées, tout en délaissant l'essentiel.

indiana_jones_4Car les premiers Indiana Jones se lisent tout seul. Les énigmes en tout genre sont bien présentes et bien écrites, mais de second plan, laissant place au brio, à l'humour et à l'action. L'action, on en trouve justement peu dans ce dernier volet. Cela commence mal avec un premier quart d'heure tout sauf original. Où est donc passée la séquence d'introduction mythique propre à chaque épisode? Le premier avait sa boule géante, le second sa séquence déjantée au club Obi-Wan suivie d'une folle virée dans Shanghai et enfin un vol périlleux en avion puis en canot pneumatique, et le dernier sa folle poursuite dans un train, entre un jeune Indy qui allait trouver là ses premiers repères (chapeau, fouet, cicatrice), et ses poursuivants qui le retrouvent 30 ans plus tard sur un paquebot en pleine tempête. Il est d'ailleurs amusant de constater à quel point la Dernière Croisade est beaucoup plus réussi et subtil au niveau de ses références, que ce nouveau film surfant sur la nostalgie. Le Royaume du Crâne de Cristal propose, lui, une introduction beaucoup plus sobre, qui culmine en une séquence de bagarre plutôt légère et surtout très courte. Et cela n'a rien à voir avec l'âge d'Harrison Ford (même si sa doublure est un peu trop voyante par moments), qui s'en tire plutôt pas mal, malgré une veste légèrement trop grande qui le rend avachi. C'est juste un manque d'inspiration, de la part de tous les intervenants (scénariste, réalisateur, directeur des cascades...).

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Film "hommage", piochant complêtement dans les trois premiers films en l'assumant à 100%, il est d'autant plus dommage que la barre n'ait pas été placée plus haut dans le Crâne de Cristal. Certaines séquences ressemblent à celles de ses ainées (je pense à la bagarre de la base du sous-marin ou la poursuite en jeep dans l'Arche Perdue, la course poursuite à moto de la Dernière Croisade ou l'affaissement de plafond à pics dans le Temple Maudit), le panache, suspens, chorégraphie et/ou humour en moins. Quand à d'autre, elles sont souvent plombées par une exagération poussant presque à la parodie (Shia LaBeouf en Tarzan de la jungle, fallait le faire), et parfois gâchées par une utilisation abusive de la 3D. Non pas que certains effets des anciens Indys n'étaient pas kitschs ou râtés, mais pour moi jamais à ce point, surtout grâce à l'utilisation extensive d'effets physiques ou de maquettes. Quand à la peinture sur verre, le résultat était également plus convaincant. Visuellement, la course poursuite en wagonnets de mine du Temple Maudit, datant de presque 15 ans, est beaucoup plus crédible et impressionnante que celle de la jeep en 3D dans le Crâne de Cristal. Je ne condamne pas l'exagération, j'adore çà au contraire. Le mot d'ordre étant: crédibilité. Indiana Jones n'a jamais proposé de situations réalistes, mais toujours présentées de façon crédibles. Visiblement, plus aujourd'hui... (un frigo qui résiste à une explosion nucléaire).

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Autre déception: le manque de scènes d'anthologies. Chaque film a pourtant son lot: les séquences d'introduction pré-citées, la découverte de l'Arche d'Alliance dans un temple infesté de serpents, les combats dans les rues du Caire, la confrontation entre Indy et les Forces de Kali sur un pont suspendu, le dîner de serpents et de cervelles de singe au Palais de Pankot... rien que la Dernière Croisade propose au bas mot une dizaine de séquences mémorables, drôles ou justes impressionantes: la découverte des catacombes à Venise suivie de la course poursuite en bateau, la rencontre avec Sean Connery en Allemagne avec l'évasion d'un centre nazi en feu suivi d'une course poursuite en moto, l'évasion du Zeppelin avec le combat rapproché entre avions de guerre, dans l'air et au sol, le combat sur les tanks dans le Cayon du Croissant de Lune, les 3 épreuves finales menant au Graal... la liste est trop longue et entre ces séquences, la plupart des scènes sont savoureuses, la complicité entre personnages étant évidente (Sallah, Henri Jones, Marcus Brody), l'humour omni-présent même dans des situations dramatiques (la rencontre nez à nez avec Hitler à Berlin en est un parfait exemple), l'émotion palpable entre le père et le fils mais aussi leurs amis, les thèmes musicaux majestueux et impérissables. Sur ces derniers points, le Royaume du Crâne de Cristal est le volet d'Indiana Jones qui pêche le plus, et de loin. Le thème principal n'est pas identifiable et la bande-son est la plus mémorable lorsqu'elle reprend les vieilles mélodies. La fin manque de mordant, la scène finale est une honte comparée aux trois premiers volets qui se terminaient héroiquement. L'humour est très léger et presque absent des scènes d'action ce qui était le point fort des anciens films, les dialogues peu percutants ("Vous êtes prof?" "A mi-temps!" ne vaut pas l'éloge d'Indy aux nazis à propos de Marcus Brody dans la dernière croisade ("Avec un peu de chance, il a déjà trouvé le Graal." alors qu'on sait qu'il est "si étourdi qu'il s'est perdu dans son propre musée")), le méchant assez transparent et sa perte l'est tout autant (rien à voir avec les fins comico-gore mythiques de l'Arche Perdue, la Dernière Croisade et dans une moindre mesure le Temple Maudit), les seconds rôles peu étoffés: Marion est une vieillarde dont le seul intérêt est de ravir les fans, Mac est lourd dans le rôle du salaud motivé par l'argent, et Mutt ne développe au fil du film aucun trait de personnalité marquant. Que veut-il? Que cherche-t-il? Est-il impressionné par son père? Est-il ému d'apprendre qu'il en a un? Que sait-il faire à part réparer des motos et se coiffer avec son peigne? Ces questions restent sans réponse, on saura juste qu'il sait manier une épée (comment, on sait pas). Emotionnellement et intellectuellement il ne progresse pas, et bien que moins énervant, il est tout autant inutile que Demi-Lune dans Le Temple Maudit. Alors quand on pense que les futurs films de la série pourraient tourner autour de lui, ça fait peur.

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Mais rendons à César ce qui lui appartient, car cet Indiana Jones n'est pas un mauvais film en soi. On y retrouve d'ailleurs les ingrédient qui nous plaisent: l'exotisme, le voyage, les indices, l'extraordinaire, une réalisation de toute beauté signée Spielberg. Et bien sûr Harrison Ford et son inusable costume. Et puis, certaines scènes sont typiquement "Indy" (comme ce méchant englouti par des fourmis tueuses). Un peu comme de bons ingrédients, mais mal mélangés et manquant d'épices, donnant une recette sans saveur. Alors les ingrédients sont-ils périmés? Certes, de l'eau a coulé sous les ponts depuis la Dernière Croisade, de nouveaux héros sont apparus (Jack Sparrow, Rick O' Connell, Benjamin Gates, Jason Bourne), d'autres ont su se renouveller ou trouver une nouvelle jeunesse (James Bond, Batman, Spiderman). Le public devient plus exigeant... mais pourtant la trilogie originelle Indiana Jones n'a pas vieilli. L'autre soir encore je me délectais de la Dernière Croisade sur M6: la perfection même. Et je ne compare même pas les Indiana Jones entre eux. Chaque film est unique mais comme je le disais plus haut, sont totalement cohérents. Ils font partie du même univers et apportent pourtant du nouveau, sans se répêter. Entre nostalgie à outrance et nouveautés assez fades, le Royaume du Crâne de Cristal m'a proposé un divertissement moyen-de-gamme dont les quelques séquences spectaculaires mais décevantes, ne rattrapent pas complêtement beaucoup de bla-bla inutile. C'est le premier Indy que je mets à part, il y aura les autres.... et celui-là. "Merci" George pour nous avoir fait tant attendre et espérer (les premières rumeurs d'un quatrième film datent d'avant 2000), à vouloir trop faire le film "parfait", la déception n'en fut que plus vive!

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Ford: légèrement trop vieux mais qui pourrait le remplacer?

ps: j'irai néanmoins revoir le film ce soir pour passer outre mes déceptions et tenter d'adoucir mon point de vue...
pps: pour une critique plus succinte du film, visitez Neznezland

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(Film) 27 robes

27robes

Film romantique par excellence (je n'ai pas dit comédie car je ne l'ai pas trouvé très drôle!), 27 robes a pour principal intérêt de nous dévoiler une Katherine Heigl plus rayonnante que jamais dans le rôle d'une "fan des mariages" qui passe sa vie comme demoiselle d'honneur incapable de trouver l'amour pour elle-même. Eprise de son boss qui tombe amoureux de sa soeur, harcelée par un journaliste beau-gosse faussement cynique qui souhaite écrire sur elle pour sortir de son train-train professionnel quotidien, c'est avec sourire et caractère qu'elle bravera les embûches avant de se trouver enfin... au bout d'1h30 de naiveté touchante et de dialogues à l'eau de rose assez convenus il faut l'avouer. Vous êtes prévenus!

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10 mai 2008

(Film) Rec.

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Avec Nico, nous aimons aller voir régulièrement des films flippants au cinéma. Il faut dire que c'est pas le genre que j'irais me voir seul, et ce n'est pas non plus l'un des favoris de mon entourage. Hier, nous avons enfin eu l'occasion de nous revoir (tu bosses trop Nico!! lol), et notre choix se porta sur REC, en Vost espagnol soulignons le, ce qui est déjà assez pour nous filer un bon mal de crâne!! ^^

Si vous avez vu la bande-annonce, vous savez déjà que Rec est un enième ersatz du projet Blair Witch, genre déjà repompé avec succès dans Cloverfield. Pas vraiment d'effet de surprise donc, ce qui n'empêche pas la vue subjective d'être diablement efficace. Le spectateur va ainsi suivre pendant près d'une heure trente façon reportage, une journaliste et son caméraman coincés dans un immeuble scellé, dont chaque étage cache des habitants un peu étranges... je ne veux pas spoiler le film, donc je n'en dirais pas plus, simplement que la tension va monter tout au long du long-métrage, pour atteindre un dernier quart d'heure réellement suffocant. Bien sûr on a droit à tout: le noir, les ombres, les flous, le mode infrarouge... moins on en voit, mieux c'est et plus on peut être surpris. Préparez vous donc à beaucoup de sueurs froides, des sursauts, et un peu de gore, dont je souligne au passage le réalisme, tant c'est délicat quand filmé en longs plans séquences avec une caméra numérique. Bravo aux maquilleurs!

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Il aura fallu un bon Mac Do et une bonne ballade nocturne en Velib' depuis l'Opéra jusqu'à chez moi pour se remettre de ces émotions (et se remettre les idées en place car la caméra à l'épaule ça donne envie de gerber). Mais au final rien à dire de plus: REC, dans son genre, est une réussite!

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08 mai 2008

(Film) Jackpot

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Comédie romantique par excellence, Jackpot n'a cependant rien de la finesse anglaise inhérente aux meilleurs films de genre. Il n'en demeure pas moins sympathique, grâce à deux acteurs complémentaires (Ashton Kutcher et Cameron Diaz) et quelques gags et situations vraiment loufoques et drôles.

Pourtant l'histoire a déjà été vue et revue: deux inconnus se rencontrent lors d'une folle soirée à Las Vegas. Un peu trop éméchés, ils se réveillent en découvrant avec horreur qu'ils se sont mariés cette nuit là. Quand le "couple" gagne 3 millions de $ dans une machine à sous, il est alors forcé par un juge de cohabiter pendant six mois pour espérer toucher cet argent. Bien évidemment, les personnages étant totalement à l'opposé (lui looser-branleur, elle business woman hyperactive), c'est la catastrophe assurée... mais qui sait, cela pourrait également les rapprocher pour de vrai.

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Sans morale ni jugement, le scénario égraine ici et là des séquences assez savoureuses, nottament quand nos deux protagonistes rivalisent de coups tordus l'un envers l'autre. A ce titre, le rythme est beaucoup plus enlevé que dans La Rupture, pourtant assez similaire sur le fond. Nos deux acteurs s'en donnent à coeur joie, et la bonne humeur du film est communicative, d'autant plus que quelques seconds rôles provoquent pas mal d'éclats de rire.

Entre la grandeur de Las Vegas et la beauté de Manhattan, entre comédie potache et bons sentiments, ce film reste un honnête divertissement formaté mais efficace, à voir en couple ou entre amis.

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02 mai 2008

(Film) Iron Man

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Iron Man n'étant pas l'un des héros les plus connus de chez Marvel, et les premières images ne sentant pas forcément très bon, on pouvait rester sceptique face à la réussite d'une adaptation au cinéma. Et bien balayez vos doutes comme moi, car ce film est assurément l'un des meilleurs films de super héros des dernières années, et LE blockbuster du moment, fun mais intelligent à la fois!

Tony Stark est ingénieur, fabricants et marchand d'arme, et milliardaire à la fois. Cet homme qu'on imagine fier et arrogant va néanmoins changer sa façon de voir les choses après avoir été capturé et blessé en territoire afghan. Décidé à mettre son génie au service du bien, il fabrique alors une armure high-tech capable de le faire voler, qui plairait sans nul doute à X-Or.

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Comme pour les meilleurs films de super-héros, le film s'attarde sur le côté très humain du personnage, ses forces mais aussi ses faiblesses, ses doutes et ses défauts (à ce titre la toute fin est géniale!). La genèse d'Iron Man est passionnante à suivre, depuis le premier costume lourdingue fabriqué de métal en prison afghane jusqu'à la version en titane gérée par ordinateur de bord. La fabrication et les essais de l'armure (non sans rappeler les débuts de Spiderman) apportent un dynamisme et un souffle comique à un film d'action qui sait se retenir pour frapper quand il le faut et sans en faire trop, et c'est tant mieux.

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Car sans reposer sur une avalanche d'explosions et malgré une réalisation efficace mais sans éclat particulier, Iron Man sait rester palpitant de bout en bout, grâce à des acteurs charismatiques (Robert Downey Jr. en tête finalement parfait dans le rôle de ce super héros "adulte", mais aussi Gwineth Paltrow) et un scénario réaliste, qui permet de rendre toute cette folle histoire crédible. S'y ajoutent des effets spéciaux sans esbrouffe mais parfaits qui parachèvent de nous faire gober n'importe quoi. Seul le méchant est quelque peu cliché, avec et sans-armure: ses dialogues, ses motivations, ses mimiques... c'est du déjà vu. Dommage que le combat final fasse davantage penser aux Transformers qu'à un combat d'humains en armure, c'est à mes yeux la seule faiblesse du film qui pour le reste, sera sans nul doute un nouveau modèle pour les garçons de tous âges, fans des gadgets les plus fous et des super héros les plus cools!

Posté par Grandmath à 23:09 - Cinéma Paradiso - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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