29 juillet 2009
Postérité ^^
Journal La Marne, 29 juillet 2009
12 juillet 2009
Marathon DCP 2009
Les autres sont encore à s'amuser aux Parcs aujourd'hui, mais pour ma part, je suis à la maison et sur les rotules alors j'en profite pour parler un peu d'hier, journée consacrée au Marathon annuel de DCP, cette grande marche (ou course pour certains) qui se déroule en équipes sur le Resort à la recherche d'énigmes, d'indices et de découvertes en tout genre.
Ce rendez-vous est désormais attendu tous les ans, car il se déroule en général dans une vraie bonne humeur, et propose une ambiance ludique et originale qui tranche avec la plupart des meetings. Et puis il se déroule en pleine saison d'été, quand le Parc Disneyland ouvre en soirée et nous offre la Fantillusion ainsi qu'un feu d'artifice!
Alors, quid de cette édition 2009? (la 4ème) Et bien, si l'on s'en tient aux echos entendus, ce fut une excellente édition!! Et c'est ce que je pense aussi, même si l'expérience vécue depuis l'organisation tranche radicalement avec celle vécue par les joueurs. Plus de stress forcément, une envie de bien faire et une nécessite de s'adapter illico aux petits accrocs qu'on rencontre tout le temps.
Cette année le jeu se déroulait en deux temps, une première partie dans le Centre Urbain de Val d'Europe pour permettre à beaucoup de monde de découvrir la ville et ses petits secrets, depuis ses rues jusqu'au Centre Commercial ou la Vallée Village. Le quizz fut suivi par un pique-nique géant au Parc Urbain, un moment très sympa pour se poser et discuter. Même si je ne pus pas en profiter pleinement, à devoir aller chercher une équipe au poste de Sécurité de la Vallée Village, qui n'était pas ravie de voir débarquer des groupes de jeunes à la recherche d'indices au milieu de cet environnement aux marques prestigieuses. Mais ce sont les aléas des marathons! :)
Deuxième partie du jeu: sur les parcs et les hôtels Disney (uniquement DLH et New-York), avec une introduction et une première épreuve au Newport, où les participants durent se mesurer au Père Fouras devant le phare, avec une épreuve d'énigmes et de rapidité. Gros fou rire devant l'interprétation très réaliste de Mouetto bercé par la musique officielle de L'Homme de la Tour.
Puis les équipes furent dispatchées aux quatre coins du Resort, à la recherche d'indices leur permettant de trouver un coupable sur leur grille de personnages remise en début de jeu. Le parcours fut ponctué dépreuves rigolotes, comme un décodeur, ou l'obligation de faire Buzz L'Eclair avec un FastPass pour découvrir grâce à la lumière noire un indice écrit à l'encre invisible. 8 organisateurs (Ptitmath, Mouetto, moi, Yao, Timekeeper, Concombre, Narindra et Elessar) étaient postés en faction à des points clés du Resort, pour accueillir les équipes et leur permettre d'avancer jusqu'à l'énigme suivante.
Le jeu étant légèrement trop long, nous avons du l'écourter de quelques énigmes. Les équipes furent donc invitées par texto à rejoindre directement le sage aux Fantasia Gardens, pour se voir remettre un calque leur permettant de découvrir l'emplacement du Trésor, soit le rendez-vous final de la journée, où ils se virent accueillis par un gouter-buffet géant, et la remise des lots! Pour la première fois, un lot fut remis aux trois premières équipes, ce qui permis de contenter beaucoup plus de monde. Les grands gagnants reçurent une invitation au restaurant à table de leur choix, pour toute leur équipe.
Le soir, un dîner de groupe au Chuckwagon Café courrona la soirée, avant d'aller rejoindre le Ranch pour une pause piscine-détente bien méritée. On aurait aimé y voir plus de filles, mais bon ^^ Et le soir, final au Parc Disneyland pour admirer le feu d'artifice entre amis!
D'excellents souvenirs pour cette édition donc, une ambiance bon enfant retrouvée, mon expérience fut totale et j'espère que celle des participants aussi. Je tiens à remercier Mouetto pour son boulot d'enfer nottament sur la dernière ligne droite, car la mise en oeuvre de toutes les idées que nous avions prévues n'a vraiment pas du être un boulot facile! Même moi le matin, lors de notre briefing interne, je ne comprenais pas tout alors qu'en fait, tout s'enchainait à la perfection. Et merci aussi aux autres comme Narindra, Retlaw, Yao, Concombre, entre l'organisation de la logistique dantesque et pour la création du jeu (quizz, allers-retours à Disney etc..). Et puis il y a ceux qui n'ont pas préparé grand chose mais qui étaient présent le jour-même pour aider (PM, Nico...) C'était dur mais ça valait la peine, je me suis éclaté!
La Dream Team :)
En tout cas, rendez-vous pris d'avance pour l'an prochain!
20 juin 2009
Secret Story : the story
Hier soir, c'est à la Plaine St Denis que nous avions rendez-vous avec Mouetto, Nico, Neznez et sa soeur, afin d'assister à la première de Secret Story: saison 3. Pour ma part, je n'étais pas spécialement intéressé par l'émission, mais par les coulisses et l'ambiance d'un plateau. Et je n'ai pas été déçu!
Les Studios de la Plaine St Denis (présents dans nos mémoires par l'ancien Club Dorothée qui se tournait là) ont la particularité d'être assez ouverts. Ces vieux entrepots reconvertis forment comme une petite ville labyrinthesque, où l'on se gare comme on veut. On y trouve même des boutiques, un Franprix, et autres brasseries... en bref c'est comme un studio Hollywoodien mais ici chaque studio est indépendant et dispose de sa propre entrée gardée. Secret Story se déroulait dans le studio 217.
Nous arrivons avec Mouetto légèrement en avance, le temps de visiter à pieds le pâté de maison, et de découvrir nottament les anciens plateaux AB productions mais aussi la maison du producteur Jean-Luc Azoulay, qui a construit sa maison de campagne, son jardin et sa piscine... sur le toit du studio! Insolite. Après un léger détour, nous retournons donc nous garer près du studio 217 pour nous mettre dans la queue, en attendant Nico et ses passagers. Evidemment, ils se sont trompés de sortie, et ils sont à la bourre. Mais c'est pas grave, la prod prévoit toujours beaucoup d'avance sur les heures de rendez-vous, justement pour permettre à tous les retardataires d'arriver.
Mais ça y est, la superbe Logan de Nico fait son arrivée. A l'entrée du Studio, on nous remet un bracelet bleu en échange d'une pièce d'identité, de nos droits à l'image sur papier signé, et de notre invitation. Puis passage obligé par le vestiaire, pour remettre tout: sacs, portables, clés... on ne rigole pas avec les infiltrations! Enfin, nous avons droit à des sandwichs et de l'eau, que l'on pourra grignoter sur le plateau jusqu'au début de l'émission, à condition - et on nous le répête bien - de tout cacher pendant l'enregistrement! Ben oui, à Secret Story le public n'a jamais faim, n'a jamais soif, est toujours heureux et ne porte jamais aucune marque! ^^
Puis nous sommes placés, pour notre part nous serons à droite de l'écran coulissant, sur la 5ème rangée. Nous avons une bonne vue, mais de toute façon le plateau n'est pas très grand, il y a beaucoup de jeux de mirroirs et de néons qui rend les choses plus impressionnants à la télé. Ici nous sommes quand même environ 400, mais sérieux, j'imaginais ça plus grand. En tout cas le plateau est vraiment impressionnant niveau déco et technologie de projection... les spots chauffent pas mal, mais c'est supportable. Par contre nous sommes en gradins et sans repose-dos, et pendant plus de 3h, ce n'est pas très confortable.
Une demi-heure avant le début de l'émission, le chauffeur de salle vient faire son briefing. Il est pas mal, il ferait un bon one-man show, on sent qu'il a l'habitude. Il nous explique nos droits, nos devoirs, notre mission (en gros, gueuler dès que la caméra filme et taper dans nos mains). Les premiers retours micro se font sur le plateau, l'intro de Castladi en extérieur est projetée en direct sur l'écran géant... on le sent stressé, mais c'est vraiment fun de faire ça en direct. Et puis c'est notre tour, il faut crier, hurler, s'agiter! L'écran se lève, la fumée envahit le plateau et Castaldi fait son entrée, c'est parti pour le show!
Alors tout de suite le point négatif: taper dans les mains, ça fait mal. Et on arrête pas. Quoi qu'il se passe, un secret annoncé, un nouvel habitant qui arrive, Benji qui fait une blague, une pub lancée etc. on doit tout célébrer, tout applaudir, le tout sous l'orchestration d'un chauffeur déchaîné. Pour le naturel, on repassera... finalement il insistera tellement qu'on en deviendra complêtement stupides: pouces et rires échangés avec Nico, grandes holas interminables, mouvements de doigts types rappeurs.. bah quoi, il faut montrer qu'on s'éclate alors faisons le jusqu'au bout!
En tout cas l'émission est une expérience formidable. Les prompteurs sont partout, et c'est drôle de voir la différence entre Benjamin "onstage" et "backstage" pendant les pubs par exemple. Ce soir là il n'aura quasiment pas communiqué avec le public, et légèrement envoyé bouler des photographes officiels qui visiblement le saoulaient un peu à vouloir le prendre sous toutes les coutures en début d'émission. Il y a aussi la bonne ambiance, avec les spectateurs relous-sympas qui balancent des réflexions à voix haute, et le petit côté people avec la présence sur le plateau de Miss France 2007 (avant son entrée dans la villa) ou des candidats de la saison dernière. Quand à l'émission en elle-même, je ne la suivrai sans doute pas régulièrement voir pas du tout, mais il faut reconnaître un casting particulièrement tordu, et une saison qui s'annonce riche en surprises. C'est très à l'américaine, racoleur, un condensé de poufs et de gros nazes tous sortis d'une école de mannequinat, mais c'en est vraiment hilarant. Les secrets de cette année sont assez intéressants, en bref, ça s'annonce divertissant! (d'ailleurs on vient de voir avec Neznez qu'ils commencent déjà à prendre des douches communes à poil mais bon, à part ça tout va bien.....)
3h après, le show est terminé. Benjamin Castaldi s'en va aussi vite qu'il est arrivé, et la prod propose aux plus courageux de rester jusqu'à 3h du matin pour la suite de l'émission qui sera diffusée vers 1h30. Bon nous on bossait aujourd'hui, donc on fera sans, surtout qu'on a vu le plus intéressant. L'occasion nous est donnée après le show de nous ballader tout autour du plateau, et voir un peux mieux comment tout cela est fait. Puis nous irons à l'extérieur, pour nous ballader autour de la Villa, voir le sas d'entrée en forme de clé de celle-ci, tomber sur l'un des véhicules ayant déposé les habitants à l'émission, et même croiser le groupe des candidats de l'an dernier. Enfin, 25 minutes plus tard, nous quittons le rose fluo et le clinquant pour retourner dans la Logan, direction Val d'Europe.
Au final, une superbe soirée, et une expérience géniale, qui donne un autre regard sur les productions qui innondent notre petit écran. Et une petite virée en coulisse, ce n'est jamais de refus!
Merci à M.F pour ces précieux badges! :)
18 mai 2009
Cannes 2009 (Part 3)
Il est 10h35. Près de six heures après m'être couché, je suis encore dans les vaps, mais je regarde machinalement, comme à mon habitude, mon téléphone portable. C'est là que j'aperçois les 9 appels en absence... la fille de mes rêves? Non! Il s'agit de notre contact Disneyen, et au vu de son emploi du temps chargé, jamais je n'aurais imaginé qu'il puisse insister comme ça de bon matin. Là c'est clair, faut que je le rappelle, même si ma voix rocailleuse rappelle l'Homme de Néandertal. Au téléphone, la (bonne) surprise tombe: nous avons l'opportunité d'interviewer John Lasseter dans 25 minutes! Wow, génial!! Sauf que, heu... on habite à 20 minutes de là minimum, en bus... et on est encore dans le lit. C'est ce que j'explique à Julien, que techniquement ça va pas aller, même si on est emballés... bon il nous donne 40 minutes. Là, c'est sûr faut tenter. Je crois que jamais on ne s'est levés aussi vite. Oublié le petit déj, oubliée la douche, oublié le rasage. On commande un taxi en quatrième vitesse, sinon on n'y sera jamais. 11h10, le taxi déboule devant le Pierre et Vacances. Le mot d'ordre au chauffeur: FONCE! 15 minutes plus tard, nous voilà en centre-ville. On est pas loin de l'hôte, sauf que... tout est bouché. Forcément, en période de festival, il faut s'y attendre, surtout qu'il y a une montée des marches en même temps. Le taxi commence à avancer au pas, on se croirait dans un mauvais feuilleton. Bon, en hommes d'action, nous nous divisons, Cobain et Dash restent à bord du véhicule tandis que Kinoo et moi nous jetons à l'extérieur pour courir à l'hôtel comme des dératés avec notre caméra minable. Ouf, finalement, nous sommes juste pile à l'heure, et il y a un peu de retard dans le press junket, nous pourrons donc bien interviewer John Lasseter, et c'est soulagés que nous nous installons dans les canapés du Carlton.
Cobain et Dash finissent d'ailleurs par arriver, aussi nous réfléchissons à l'arrache à quelques questions à poser au patron du studio d'animation Disney et Pixar. Par contre pour l'interview, ils devront patienter à l'extérieur, seule une personne étant autorisée à l'intérieur (même si je me suis un peu imposé de force avec ma caméra, alors qu'ils avaient déjà le gros matos pour filmer l'interview ^^). Dans le couloir donnant sur une des suites où se passe le junket, nous croisons Pete Docter le réalisateur du film, ainsi que Dick Cook le président des Studios Disney. Bizarre de le voir ainsi à quelques centimètres nous sortir un grand "Hi!", alors qu'on le voit sur tous les tapis rouges et à toutes les avant-premières de films Disney. L'ambiance est légèrement tendue, les autres journalistes sont eux préparés, et comment dire... blasés? Nous, nous ressemblons plutôt à des gamins le matin de Noel. Ce n'est pas la première fois que je croise John Lasseter, mais de cette façon, et à l'occasion du nouveau film Pixar, oui. Finalement c'est à nous, nous rentrons dans la pièce et Kinoo s'installe face à John tandis que j'allume mon JVC en essayant de cadrer au mieux entre les projecteurs et les câbles.
5 minutes plus tard nous sommes déjà dehors, il faut savoir que tout est chronométré à la seconde près, et les interviews s'enchainent. Nous n'avons même pas eu le temps de prendre une photo ou de poser toutes nos questions. Cependant, nous décidons de patienter encore un peu au Carlton, afin de profiter du petit déjeuner offert. Nous passons également un peu de temps avec un attaché de presse, pour parler du film, des futures sorties Disney et de leur stratégie marketing. Passionnant! Dans le hall du Carlton, nous croisons également Olivier du forum, venu lui-même présenter son court-métrage à Cannes. Nous passons donc un petit bout de l'après-midi avec lui.
Après un petit arrêt Mc Do et sandwicherie, nous nous balladons un peu sur la Croisette. Olivier tente de nous obtenir des places pour le Grand Journal du soir, où sont invités John Lasseter et Pete Docter. Puis, après une longue discussion sur les futurs productions Disney à venir, nous le quittons pour retourner à l'hôtel afin de nous changer et surtout, profiter de la piscine! Dash lui, repart de son côté. Après un petit détour au cyber café de l'African Queen (trois ordis pour le prix d'un!), nous nous posons au bord de la piscine. Malheureusement, on annonce celle-ci à 13°c (!) et le ciel à moitié couvert ne nous donne pas trop envie de nous baigner... nous en profitons donc pour simplement nous reposer, et regarder nos charmantes voisines prendre place sur les transats, en plus des pigeons s'abreuvant dans la pataugeoire.
Vers 17h, nous montons nous habiller, car on veut arriver en avance pour Le Grand Journal de Canal +, posé comme chaque année en face du Martinez. On ne peut finalement pas y accéder car les places se réservent des jours à l'avance, mais nous décidons de patienter devant les barrières longeant le plateau, pour attendre les invités et chopper quelques photos, en plus d'un autographe sur notre dossier de presse Là-Haut! Le ciel lui, se fait de plus en plus menaçant, mais les premiers invités arrivent: Franck Dubosc, mais surtout la star indienne Aishwarya Rai, véritable divinité :) Par contre, nous pateaugons dans une marre de touristes bien beaufs, qui ne connaissent pour la plupart même pas le nom des vip présents. Une chance pour nous, qui sommes surtout intéressés par l'équipe de Là-Haut, que le public ne doit jamais avoir vu ne serait-ce qu'en photo.
Alors que nous sommes plutôt bien placés contre les barrières, à attendre qu'une limousine arrive et n'en descendent le réalisateur du film, qu voyons nous nous ballader tranquillement, main dans la main avec sa femme sur le trottoir d'en face? Le réalisateur justement!! Pete Docter est là, en t-shirt, totalement incognito car personne ne le reconnait (un jour, un jour...) Evidemment, Cobain ne peut s'empêcher de courir pour traverser la rue. Moi j'ai peur de déranger, mais au final, l'excitation est la plus forte. C'est une rencontre privilégiée entre le réalisateur et 4 fans absolus de Disney et Pixar. On prendra bien sûr des photos, et nous avons chacun droit à notre dédicasse perso, accompagnée d'un petit dessin de Karl Fredericksen. Si ça c'est pas collector :) Etonnamment, la femme de Peter nous annonce qu'il n'ira pas au show du Grand Journal, alors qu'il est censé être présent avec John Lasseter ce soir là.
Il s'avère qu'elle semble nous avoir mal compris, ou a voulu noyer le poisson, car une heure plus tard, Peter est bien présent aux côtés de John pour entrer sur le plateau de l'émission. Mais nous étions quand même là, par précaution. On ne nous la fait pas! Sur le plateau, les deux lascars ont du mal à en placer une, le sujet sur Là-Haut est surtout composé d'images de la bande-annonce, d'un faux doublage, et de Dubosc faisant son show. Nous aurions aimé une photo avec John Lasseter, mais la pluie les incite à remonter rapidement dans leur limousine une fois l'émission finie. Aussi nos appels n'y feront rien ("John! John!" et derrière nous: "C'est qui ce John? Elton John?")
Nous tentons de rejoindre le Carlton à pied pour les chopper à la sortie de leur limousine, mais rien ne vient. Ils sont peut-être partis dîner... alors nous nous infiltrons dans l'hôtel au nez et à la barbe de l'agent de sécurité. Dans les étages, nous tombons sur les bureaux de presse d'autres studios: Universal, Warner... bon n'ayant pas d'accréditations aucun d'entre nous n'osera y pénétrer pour demander des dossiers de presse. De nouveau dans la rue, nous tombons nez à nez sur un véhicule qui nous dit quelque chose: c'est la moto du film culte Easy Rider, retapée pour la sortie de Easy Rider 2 par un mécano typiquement texan avec grosse mosutache, jean, santiags et chapeau de cow-boy. On comprend vite l'attroupement autour de ce gars relativement anonyme, c'est qu'une de ses partenaires du film, une bimbo blombe, signe des autographes sur un cliché de presse qu'on pourrait prendre pour un porno. Et comble du comble, en échange d'une bière, le gars présente Kinoo à l'autre actrice du film, Sheree J. Wilson (célèbre pour être la femme de Chuck Norris dans Walker Texas Ranger). Une fois la photo faite, Kinoo profite d'une seconde d'inattention du mécano pour filer à l'anglaise, nous évitant ainsi une bière.
La Croisette reste animée, sur la plage a lieu un concert de musique du film Millenium, mais la pluie se fait sentir, alors nous décidons de rentrer, car le plus gros a été fait. Après un petit Mc Do de rigueur, nous prenons le bus pour retourner à la Bocca. A la maison, la fin de la soirée passera devant un petit reportage sur l'évolution des films porno au cinéma (!), et du bavardage.
Le lendemain, nous constatons avec horreur qu'il a plu toute la nuit. Le cendrier des garçons fait office de piscine sur la table du balcon, mais le pire, c'est que mon dossier de presse de Là-Haut (heureusement, pas l'original), lu par Kinoo la veille au soir en extérieur, est complêtement détrempé!!! Après avoir fini les restes des courses, nous rangeons un tant soit peu l'appartement (pour faire illusion 2 minutes), avant de descendre nos valise à la bagagerie. Puis nous reprenons le bus pour retourner à Cannes, histoire de faire du sightseeing et profiter encore quelques heures de l'ambiance du festival. Nous achetons également nos billets de train, et déambulons dans les rues, lisons tous les magazines recueillis depuis deux jours, puis nous filons au Carlton récupérer les interviews de la veille au format Beta et DVD.
La fin de l'après-midi se passera au cyber café, pluie oblige. Et puis, nous sommes légèrement sur les rotules. Vers 17h45 nous allons chercher nos valises pour prendre notre train, mais nous apprenons à la gare qu'il y a une grêve des controleurs!! Donc plus de train. Evidemment, nous allons devoir prendre le taxi jusqu'à l'aéroport de Nice, ce qui nous reviendra encore à près de 30 euros par personne, alors que le train revenait à 5 euros... jusqu'au bout, la poisse nous aura accompagné! Enfin la poisse, j'exagère, le week-end (en pleine semaine) fut excellent, plein de surprises, d'émotions, teinté de stress et surtout d'humour!! La semaine qui suit actuellement, après un tel break, est déjà plus dure.... ^^
Allez, Septembre, Deauville? Why not.
17 mai 2009
Cannes en faits et chiffres
Avant d'attaquer la partie 3 de notre trip-report cannois qui devrait arriver d'ici demain (sans oublier ma critique de Là-Haut), j'aimerais faire une petite interlude pour donner quelques petits détails insolites sur notre séjour dans le sud. Cannes en chiffres, ça donne ça:
- Rouleaux de PQ utilisés: 1,5
- 5 visites au Mc Do, 1 au Quick, et 3 boulangeries/sandwicheries
- 2h40 passés dans le bus entre la Bocca et Cannes-Croisette
- Nombre d'oeufs utilisés pour les omelettes au petit déjeuner: 12
- Dépenses en taxi: 80 euros par personnes
- Moyenne des températures sur le séjour: 22°c
- Trivia: 2L de Badoit au sirop avalés à 2h du matin dans un bar de Cannes
- Heures de sommeil: 26
- L'étage de notre appartement: 7
- Moyenne de dépenses pour les vestes + chemises: 100 euros par personne
- Nombre de marches montées sur le Tapis Rouge devant le Palais des Festivals: 24
- Le record: 35 minutes de notre réveil dans le lit, jusqu'au Carlton
- Nombre de filles matées: + de 50
- Nombre de filles emballées: 0
- Stars rencontrées ou entr-aperçues: Bernard Montiel, Robin Wright Penn, Franck Dubosc, John Lasseter, Pete Docter, Charles Aznavour, Isabelle Hupert, Thierry Ardisson, Frédéric Lopez, Aishwarya Rai, Michel Denisot, Yves Lecoq, Jean-Paul Rouve, Jean-Pierre Darroussin, Sheree J.Wilson
16 mai 2009
Cannes 2009 (Part 2)
Cette première nuit fut de durée moyenne, à cause d'un Cobain toujours du matin, qui se leva sans problème vers 9h pour déambuler dans l'appartement et sur le balcon en attendant qu'on se lève avec Kinoo. Pendant ce temps, Dash, resté chez son grand-père cannois, essayait de nous appeler désespérement pour savoir quand on débarquerait sur la Croisette, les premières projections presse de Là-Haut (le dernier Pixar) ayant commencé.
Mais moi je dis, le petit déjeuner d'abord! Le P&V disposant d'une supérette, je descendis avec Cobain faire quelques emplettes pour nos trois jours à venir, pendant que Kinoo se mit à bronzer sur le balcon, en slip. Avec les oeufs je fis une bonne omelette, tandis que Kinoo dévora des tartines Benco-Nutella. Ce ne fut que le début d'un bordel qui allait envahir l'appartement au fil des jours!
Ce qu'il y a de cool à Cannes, c'est le climat. Ca ressemble un peu à la Californie, avec cet air doux et chaud dès le matin, et cette végétation faite de plantes luxuriantes et de nombreux palmiers. Ca donne envie de rester en tongues toute la journée! Mais la piscine sera pour plus tard, nous avons un programme chargé, et nous filons donc Place du Marché pour chopper un bus qui nous emmènera jusqu'au centre de Cannes, à 15 minutes de là.
Sur la Croisette nous retrouvons Dash près du port et du Palais des Festivals. L'ambiance est telle que je l'avais toujours rêvée: effervescente, comme un jour de marché. La ville est en ébulition, cosmopolite, et toute dédiée au cinéma. C'est un joyeux bordel, entre les files d'attente pour se faire accréditer, les rues bloquées, les terrasses de café pleines, les gens pressés téléphone portable à la main, les animations de bord de mer. Et puis il y a un côté très Hollywood, qui sera encore plus présent au fur et à mesure de l'avancée du Festival: les photos-loc bien kitch, les hôtels bardés de posters, de stands up, de PLV et de décors géants, les ballets de limousines et autres Porsche Cayennes, les journaux professionnels distribués à tour de bras dans les rues, les hôtels privatisés par les grands Studios ou les Indépendants, et puis les stars que l'on croise au hasard au détour des rues!
Avec les autres, nous décidons de remonter toute la Croisette pour plonger dans l'ambiance, peut-être croiser quelques célébrités, chopper des dossiers de presse et faire quelques photos. Notre objectif ultime est de monter les marches du Palais pour voir la projection 3D de Là-Haut qui fait l'ouverture du Festival, mais le mot d'ordre est pour l'instant "wait & see". Nous avons en effet un contact de chez Disney à Cannes, avec lequel nous sommes parfois en lien pour DCP, mais il n'a encore rien de confirmé pour nous, au mieux "deux places maximum". Mais nous sommes 4, et soudés comme les Mousquetaires, alors nous faisons un peu de forcing. Bref, ce n'est pas encore gagné, même si nous avons déjà un rendez-vous à 22h devant la Plage du Carlton pour couvrir le tapis rouge de l'after UP! Pour le moment, nous nous contentons de visiter les grands palaces de la côte, tous aux couleurs de Cannes. Le plus impressionnant est sans conteste le Carlton, dont les affiches d'Inglorious Basterds, une entrée promouvant GI Joe, une PLV géante présentant Transformers ainsi que UP, mais surtout un Bumblebee géant (la Camaro de Transformers, version robot) font l'unanimité chez les touristes.
Heureusement pour nous, Disney a son quartier général au Carlton. Nous tombons donc par hasard sur Charles Aznavour dans le hall, se rendant à des interviews en table ronde. Nous récupérons également les beaux dossier de presse du film, et récoltons quelques infos: une autre présentation du film aura lieu à 16h pour la presse, et notre contact est toujours "sur le coup" pour nos places, sans autre confirmation. Le stress monte, l'excitation surtout. Il *faut* que l'on voit ce film, coûte que coûte! L'heure approchant, nous décidons de tenter le coup de s'incruster à la projo de 16h, à laquelle nous nous faisons copieusement refouler. Ben oui, pas d'accréditations, pas de projo, ils sont strictes à Cannes, et même si nous émettons l'idée de rentrer par les couloirs réservés aux serveurs, nous essayons de rester dans l'honnêteté. Alors tentons de récupérer des accréditations! Au bureau dédié, nous allons aux guichets réservés aux enregistrements tardifs. Malgré nos explications foireuses... nous nous faisons jeter car nous n'avons aucun document. On nous demande donc d'envoyer une demande et remplir un formulaire, pour les autres jours potentiellement.... Il faut bien comprendre que le Festival reçoit près de 3000 demandes d'accréditations et ne peut répondre à tous, alors un site comme DCP ou Art of Animation, ne pèse pas bien lourd... mais nous obtenons néanmoins de nouvelles informations, comme le fait de savoir qu'un press junket sur Là-Haut (interviews en one-to-one des artistes) se tiendra le lendemain matin. Hum, intéressant.... mais j'y reviendrai plus tard.
Il faut se rendre à l'évidence, notre dernière chance est la projection du film le soir, pour l'Ouverture. Sans avoir encore de confirmation, il faut néanmoins se décider sur la marche à suivre, car pour le Palais, c'est smoking (et noeud pap) obligatoire! Ayant le mien, j'accompagne donc Kinoo, Cobain et Dash dans un Célio pour qu'ils essayent des vestes et des pantalons, ce qui a pour finalité de grêver encore un peu plus leur budget limité :p.
Après un petit passage au Mac Do, nous rentrons donc vers notre hôtel pour nous préparer à la grande soirée dont nous ne connaissons pas encore l'issue. Mais nous voulons être là à 19h pour la montée des marches de l'équipe du film! Nous en profitons pour renvoyer un mail à notre contact depuis le cyber café African Queen, que je recommande. C'est un rare cyber-café qui est en fait un bar en extérieur où quelques PC en libre service, sans codes d'accès, ont été connectés en wi-fi dans une salle annexe, et où l'on vous demande juste à la sortie (si il y a quelqu'un) combien de temps vous l'avez utilisé. Evidemment on peut être très évasif: une bonne combine qui fait qu'on a du payer sur les trois jours, environ 25% de la note finale!
Costumes sur le dos, nous repartons enfin vers 18h30 pour le centre de Cannes, pour y retrouver Dash. Nous arrivons à nous placer à quelques mètres des marches seulement, ce qui nous permet d'avoir une bonne visibilité. Il y a foule, l'ambiance est très sympa. Malgré le Tapis Rouge on assiste à un défilé de couleurs, grâce à des centaines de ballons agités par des jeunes intérimaires habillés aux couleurs du film, saluant comme il se doit l'équipe de créateurs dont le producteur, mais aussi John Lasseter, le réalisteur Pete Docter, Charles Aznavour ou le président des Studios, Dick Cook. Quelques célébrités sont aussi présentes comme les membres du jury (la magnifique Robin Wright Penn en tête).
Passé ce bon moment, nous nous redirigeons vers la plage du Carlton, pour assister aux préparatifs de l'after Up! Des tentes remplies de ballons ainsi qu'une maison miniature supportée par une montgolfière de ballons collorés annoncent clairement les animations à venir dans la soirée. En attendant l'heure fatidique des 22h (et peut-être notre sésame pour voir le film), nous allons manger des sandwichs en bord de mer, et remontons jusqu'aux jardins de Palm Beach pour quelques photos posées mettant en valeur nos investissements onéreux ^^ Au hasard des animations de la Croisette, nous croisons un vieillard mangeant des allumettes et des lames de rasoir, mais aussi des affiches d'acteurs-wanabe essayant de trouver des agents sur myspace, des Hummer-Limousine, un Thierry Ardisson pressé et un Bernard Montiel incognito...
Puis c'est l'heure de passer aux toilettes et là, je vous propose LE bon plan de Cannes: le casino Majestic Barrière propose des toilettes super propres et gratuites en bas de son escalator donnant sur la rue. Bien sûr l'idée est d'aller jouer aux machines à sous juste après, mais rien ne vous y oblige, alors si vous vous sentez de braver le host à l'entrée, c'est la perle rare. Notre meilleure adresse à Cannes, bien mieux qu'un Mc Do! Bon, là vous vous demandez: mais alors côté Là-Haut vous en êtes où? Et bien nulle part, il est 22h, nous sommes à l'entrée de la soirée Up! ils installent le tapis vert, tout semble prêt à accueillir les VIP, qui se font attendre... nous avons l'occasion de nous placer dans l'espace réservé aux journalistes, mais c'est vrai qu'avec un Canon Powershot A40 en guise d'appareil photo et un JVC de touriste pour caméra, c'est un peu la honte... et puis nous, on veut voir LE FILM! On appelle donc désespérément notre contact, qui nous annonce après 3 appels tombés sur répondeur, qu'il a bien nos 4 places dégottées à l'arrache (yes!), mais qu'il sera sur place dans 45 minutes. Le film commençant en même temps, c'est panique à bord. C'est à qui osera le rappeler en premier, pour essayer de récupérer nous-même les places. Sans savoir où il se trouve, nous filons vers le Palais des Festivals, pour l'intercepter au cas où (autant chercher une aiguille dans une botte de foin). A 25 minutes de l'heure fatidique, je reçois cependant un nouvel appel, et l'on me propose de venir récupérer les places directement dans un restaurant à proximité du Carlton. Ni une ni deux, c'est notre dernière chance, nous courrons à travers la ville pour le trouver et récupérer nos sésames. On nous traite de
pingouins, nous croisons des femmes fatales prêtes à se vendre corporellement pour avoir des places à la soirée (véridique!), mais rien à faire, c'est la course contre la montre. L'accès au Palais fermant ses portes à 22h50, nous ne pouvons perdre une minute. Et puis c'est la galère avec les flics qui bloquent les rues, les barrières qui créent des corridors à franchir... places en main, nous arrivons enfin aux marches du Palais.
Et là que dire, c'est magique tout simplement. Un rêve se réalise, plusieurs en fait, faire l'Ouverture de Cannes, monter le Tapis Rouge, pour une avant-première mondiale du dernier Disney-Pixar, en smoking et en 3D! Nous sommes en sueur mais heureux, encore éberlués d'en être arrivés là, devant la salle des Frères Lumières. Oui nous posons, mais ça c'est qu'une fois dans une vie (ou pas) alors autant en profiter!
Qui plus est, nous avons des super places, en orchestre et plutôt centrées. Quelques minutes plus tard, le film commence, je n'en dirai pas plus ici, je réserve ma critique détaillée pour bientôt. Pour ma part j'ai l'impression d'être un peu aux Oscars (un futur rêve à réaliser aussi :) ), avec tous ces gens bien habillés qui pleurent et rient de bon coeur, lunettes ridicules sur le nez. L'ambiance est sympa, les gens applaudissent les logos des Studios, on sent que cette Ouverture est plus ludique, différente des autres années. En quelques mots, j'ai adoré le film, bien que le voir dans ces conditions joue forcément. Mais il est différent, plein d'inventitivé, drôle et émouvant. Un Pixar, quoi.
We did it!
Deux heures plus tard, nous ressortons de là encore un peu sous le choc. L'objectif est atteint, à partir de là ce ne sera que du bonus. Nous retournons à la pied jusqu'à la plage du Carlton où la soirée bat son plein, au loin nous apercevons les VIP et surtout l'équipe du film dégustant des verres de champagne. Nous patientons quelques temps à l'entrée pour voir si il y a moyen d'entrée, mais sans succès, notre contact a lui aussi disparu dans la foule et l'ambiance musicale, et ne répond plus à son téléphone. Sans grand espoir, je lui laisse quand même un message lui demandant de nous prévenir si d'autres animations autour du film sont prévues pour la presse le lendemain. Puis nous décidons de rentrer, mais attirés par une soif intense, nous nous posons dans un bar pour une petite demi-heure pour discuter du film et de notre expérience, jusqu'à la fermeture.
Enfin, nous décidons de rentrer à l'hôtel, à pied, en longeant la côte. Ca représente quand même 45 minutes de marche en pleine nuit, mais il fait vraiment doux et cela économisera un taxi car il n'y a plus de bus! Et puis, l'air de la mer est vivifiant, il y a pire comme chemin :) Nous en profitons pour montrer à Dash notre super tunnel de nuit, et c'est encore plus flippant, mais l'on survivra encore une fois. C'est finalement vers 4h30 du matin que l'on s'endormira, avec un Dash squattant à l'hôtel sur un lit de fortune (faut dire qu'il y a pas beaucoup de place....). Tous emballés par notre soirée, et par le film, nous filons au pays des rêves là-haut, tout Là-Haut!
A suivre...
15 mai 2009
Cannes 2009 (Part 1)
Il y a quelques semaines, j'annonçais ici-même venir à Cannes avec l'idée que "quand rien n'est prévu, tout est possible!" (merci Antoine de Maximy ;-) ) C'est en suivant cette philosophie que Kinoo, Dash, Cobain et moi-même sommes descendus sur la Croisette pour un long week-end, afin de goûter à l'ambiance si particulière du Festival qui ouvrait le 13 mai dernier. Une première pour moi et je m'en souviendrai longtemps, tant ces trois jours et nuits sont chargés de souvenirs, coups de chances, fous rires et rencontres fortuites.
Pourtant le départ fut un peu chaotique. On ne peut pas dire que nous sommes les rois de l'organisation, d'ailleurs tout le week-end se fit un peu à l'arrache! Mardi soir 19h, nous ne savions pas encore comment nous rendre à l'aéroport, alors que l'avion décollait à 21h. Finalement, après délibération et après avoir appelé un taxi pour rien chez Neznez, nous avons rejoint la gare de Chessy pour y chopper un autre taxi, qui à 2 minutes près nous a appliqué son tarif de nuit :( Et dans l'urgence de la valise faite au dernier moment, j'oubliais chez moi ma trousse de toilette: bonjour les frais supplémentaires sur place! N'ayant pas mangé, on se posa quelques minutes à un café de l'aéroport pour un petit sandwich. Cobain avait prévu le coup en ayant déjà le sien, mais tout gourmand que je suis, j'ai opté par caprice pour un sandwich + une quiche, pour un prix si exorbitant que j'ai versé une larme à chaque bouchée. Finalement, les quelques minutes se transformèrent en longues minutes, si bien que l'on faillit râter notre avion, mais en entendant nos noms appelés par le haut-parleur du Terminal, on comprit qu'il fallait se dépécher. Cette fois, c'était bon, direction Cannes!
Aterris à Nice, il fallait maintenant se rendre à Cannes, mais plus de bus, ni de train à l'horizon. Ce fut donc encore une fois grâce au taxi qu'on arriva à notre hôtel, non sans avoir encore dépensé 25 euros par personne, soit près de 60 euros en moins de deux heures: ouch! Heureusement, j'avais obtenu un bon prix sur notre chambre du Pierre et Vacances Cannes Beach de la Bocca, avec une réduction de 75% sur la note finale! Merci Flora :) Et je ne sais si c'est un hasard ou pas, mais la chambre était la plus haute de la résidence, dominant l'air de piscine et donnant sur les toits voisins et les collines alentours. Jusque là, rien à redire!! Kinoo opta pour un petit lit simple dans l'entrée, tandis que je partageais le lit double du salon avec Cobain. Avant de nous coucher, on sortit faire un tour sur la plage, située à 50m de l'hotel. Le hic, c'est que pour y accéder, il faut se taper un couloir bien glauque type bouche de métro, long de 200m, qui ressemble étrangement au tunnel d'Irréversible dans lequeul Monica Belluci se fait violer :/ (effet Cannes jusqu'au bout!). Avec des jeunes louches patientant de part et d'autres à boire leur bière, on fut soulagé d'en sortir vivant, mais perso je me demande quand même si un investissement ne serait pas nécessaire pour en faire un passage plus attractif! On rentrera à l'hôtel par un autre passage demandant un petit détour mais plus accueillant. En tout cas l'air n'a rien à voir avec Paris, il est près de minuit et il fait encore chaud sur la plage, que nous remonterons sur quelques centaines de mètres pour profiter de l'air marin, avant de remonter vers l'hôtel!
Bien crevés, nous nous couchons enfin après avoir discuté de tout et rien, et bien rigolé: demain sera une longue journée, nous avons plein de rêves en tête, mais encore rien de prévu pour les réaliser!
A suivre...
04 mai 2009
Un mariage de rêve
Forcément, car ça se passait dans la famille ^^.
Non, plus sérieusement, je ne sais pas si c'était le fait d'être un peu dans l'organisation, ou le fait de marier sa soeur, ou d'avoir de très bons amis à ma table, ou bien l'endroit choisi pour le dîner (une péniche traversant Paris sur la Seine), mais ce mariage fut l'un des plus réussis auxquels il m'ait été donné d'assister. Même la météo fut de la partie.
Pour une fois, je n'ai pas trouvé lé cérémonie ennuyeuse, il faut dire que c'était assez amusant car le marié ne comprenait rien au français du prêtre, et les hongrois de ma famille non plus. Cela a conduit à une ambiance plus détendue et moins formelle, de plus le fait de célébrer dans une belle église où j'ai passé le plus clair de mon enfance (à une époque où j'étais encore obligé d'y aller!!!), ben ça fait quelquechose... une boucle se boucle. Et puis la tête de Nico, Thunder qui prend des photos normalement interdites pendant l'omélie (car il n'y connait rien), Ptitmath qui essaie de faire son Michael Bay avec le caméscope (je sens qu'on va tout gerber), et moi qui tente de lui donner des conseils discretement pendant la prière ("prends les bougies en premier plan!")... ah là là des beaux souvenirs quand même!
Vint ensuite l'indémodable photo de famille sur le parvis, session pendant laquelle je faillis me casser la figure avec le bébé dans les bras, en glissant sur une marche... j'espère que ce moment très "vidéo gag" a été immortalisé en vidéo, je revois déjà les visages des invités tout autour, l'air consterné "ohhh..." heureusement plus de peur que de mal!!
Juste après, nous décidons d'aller faire des photos des mariés au Trocadéro, sur l'esplanade puis dans les jardins, face Tour Eiffel. Richard le marié commence à y aller à pied, tandis que je fonce avec PM à la maison pour aller chercher KITT et escorter la mariée. Arrivée qui bien sûr provoqua l'incrédulité des invités devant l'Eglise, mais également sur le Trocadéro, blindé à cette heure-ci, avec d'ailleurs d'autres mariés se faisant photographier de ci de là... pour marquer le coup, je suis remonté jusqu'au pied des marches, passage normalement interdit aux voitures, pour déraper sur le parvis et faire monter ma soeur (bon peut-être pas tout à fait lol). Moi je mourrais de honte, mais elle a adoré ça, tant mieux ^^ Mais difficile de se frayer un chemin avec tous les touristes voulant se prendre en photo devant! Oubliées les Limousines, Cadillac et autres Hummer parquées en contrebas, les flashs des japonais ne crépitaient que pour nous héhé.
Enfin direction le Port Debilly où nous attendait notre péniche-restaurant, privatisée pour la soirée. Une soirée vraiment magique, une croisière sur la Seine de plus de 3 heures, le programme idéal pour satisfaire tous les étrangers et provinciaux présents à ce mariage! Moi je n'ai rien à redire, et je pense que les invités non plus, le menu était idéal, le temps aussi, les invités super sympas.... on a dansé, on a bu (du Coca), Nico a dragué sans succès, on a pris des photos débiles bien posées, on nous a forcé à danser Michael Jackson, on a salué les filles en bande sur les quais de Seine... bon programme quoi! Le tout avec ce magnifique backdrop parisien nocturne, c'était juste.... wow. Neznez, tu as râté quelquechose!!
Aujourd'hui c'est le baptême de la petite, on remet le costume. Voilà un week-end typiquement familial, riche en souvenirs, riche de sens aussi... des jours comme ça, on comprend le sens du mariage, de la famille, on ne peut rester blasé et faire semblant... on comprend que la vie c'est aussi des choix, des risques également, mais que ça vaut la peine. Je pense que mon père aurait beaucoup apprécié ce mariage, ainsi que les choix de ma soeur, tout comme son mari qui lui apportera sans nul doute tout le bonheur du monde. La petite Sophia aurait aussi fait sa joie, à n'en pas douter... dommage qu'il n'ait pas été là pour la voir, mais grâce à elle, une partie de lui est restée parmi nous, et perpétrera la famille.
Allez, le prochaine union de l'année, après celle de Nico et Sab puis de ma soeur, c'est à Bordeaux fin mai puis en juillet, en Belgique! Patoche, on arrive! Prépare le dance-floor!
Félicitations aux jeunes époux!
17 avril 2009
Wolverine à Paris
Hier soir, Kinoo me passe un coup de fil: la rumeur annonce la venue de Hugh Jackman (Australia, X-Men, Le Prestige) aujourd'hui à Paris, pour un court happening Place du Trocadéro. Même si je ne suis pas spécialement fan de l'acteur, je l'apprécie suffisamment pour me déplacer, en plus à 10 min de chez moi!
Je retrouve donc Kinoo vers 15h30 chez moi, avant de nous déplacer une heure à l'avance vers la Tour Eiffel. On ne sait pas vraiment où se tiendra Hugh, nous faisons donc le tour du coin pour capter la présence éventuelle de fans ou de journalistes de la blogosphère. Il n'y a pas foule, mais une présence se fait sentir sur la Terrasse du très chic "Café de l'Homme" au Palais de Chaillot. Des caméras et appareils photos, ainsi que des logos sur ceux-ci (Capa Prod, NRJ, Canal+) nous font comprendre que nous tapons dans le mille, et c'est donc aux portes du Café que nous patienterons pour apercevoir la star.
Après quelques minutes, une Mercedes aux vitres teintées se gare au bord du trottoir. Et il sort! C'est lui, Hugh Jackman! Sans ses griffes de métal! L'acteur venu faire la promo de son nouveau film XMen: Origins, monte vite fait les marches du bâtiment entouré de son impressionnant service de sécurité. Rien à dire, il a la classe même avec ses lunettes de soleil. Heureusement, nous sommes bien placés, juste à quelques mètres du gaillard australien.
Hugh se rend ensuite sur la terrasse du Café surplombant la place du Trocadéro, pour prendre son bain de foule promotionnel. Avec Kinoo, nous faisons vite le tour de la place pour l'y retrouver donnant des autographes et prenant la pause avec les journalistes et les fans. Son service de presse nous remet des photos promotionnelles de Wolverine, que nous espérons pouvoir faire dédicacer mais sans succès. Là-encore, Jackman ne passera qu'à quelques mètres de nous, l'occasion de lui faire un petit coucou.
"Salut les gars, on s'appelle, on se fait une bouffe dans ma suite!"
Le photo-call se passe vite fait, bien fait. Nous avons à peine le temps de contourner la place à nouveau pour retourner à l'entrée du Café. Déjà Hugh sort pour rejoindre sa limousine, et là encore nous sommes aux premières loges, pour le chopper en photo à la sortie, et le poursuivre jusque dans sa voiture, où la sécurité nous arrêtera: interdiction de monter à bord! (on s'en serait doutés quand même)!
Et voilà, Hugh Jackman s'en va, où on ne sait pas, l'homme n'a pas décroché un mot, après tout il fait juste son boulot... un ptit tour de mains et s'en est allé, rejoindre le firmament des stars!
Pendant ce temps, à Vera Cruz... (heu non, au Trocadéro à 20 mètres de là) des manifestants luttent pour la libération des Tamouls au Sri Lanka, en faisant la grêve de la faim jusqu'à la mort. Un autre monde...
10 avril 2009
Un millionnaire à Paris
Je vis d'opportunités. C'est comme ça, je ne profite pas des gens, mais mes choix, mes actes et les rencontres fortuites que je fais me conduisent parfois à vivre des expériences extraordinaires. Et la journée de hier en est le plus bel exemple, puisque j'ai goûté, l'espace de 24h, la vie de luxe, de l'oppulence, du "je ne regarde pas à la dépense et je ne connais pas la crise"! Le genre de journée où l'on a l'impression quand on se couche d'être en week-end depuis trois jours tellement on a fait de choses. Bon à vrai dire, c'est une expérience à vivre, mais pas au quotidien, ça serait trop, bien trop, et j'aurais vraiment peur de ne plus pouvoir me contenter de simplicité!
Bref, tout ça grâce à KITT encore une fois. Certes elle me coûte, mais elle me rapporte aussi beaucoup, en expériences, en moments insolites et comme je disais, en opportunités! Et en plus de me louer ma voiture, la bienveillante locataire m'a proposé de profiter de l'expérience, en accompagnant Aurore dans tous ses déplacements - et tous frais payés - , et en logeant directement sur place... au Ritz!
Le Ritz... faut quand même s'imaginer le contexte. L'un des grands palaces parisiens, classé parmis les Leading Hotels of The World, faites un tour sur le site web pour consulter les tarifs... c'est pas le genre d'hôtel où on dort très souvent, à moins de faire partie de la famille Alfayed ou Sarkozy! (qui était d'ailleurs à l'hôtel ce jour là) Bon ce n'est pas forcément du goût de tout le monde, c'est le luxe à la française quoi, très raffiné, très... chargé niveau déco, un service légèrement coincé mais absolument impeccable - n'essayez pas de faire rire la serveuse du resto ça ne marchera pas! - C'est bien simple, on se prendrait l'espace d'une nuit, pour Louis XIV ou un passager First Class de Titanic! D'autant que les choses n'étaient pas faites à moitié, vu qu'il s'agissait carrément d'une Suite, avec 2 chambres, 3 salles de bain, 1 salon, 3 entrées séparées (donc 3 clés lol). Neznez m'accompagnait ce jour là pour être mon navigateur coincé à l'arrière de la voiture, tandis que Ptitmath nous a rejoint dans la soirée après le boulot.
Cette journée fût vraiment extra pour plusieurs raisons. Tout d'abord, ma voiture ne nous a pas lâché en plein carrefour, ce qui est déjà appréciable! Il fût donc super agréable de se ballader dans divers quartiers de Paris, toutes vitres baissées à cause du beau temps, à écouter un bon CD très 80's. Les gens étaient super sympas, à la prendre en photo tout le temps, poser des questions à chaque feu rouge... un gars m'a même demandé le prix, en affirmant qu'elle coûtait au moins 5 millions d'euros (!). Si elle valait vraiment ce prix, je ne sais pas si je serais encore Cast Member ou alors en 16h! ^^ Vers 13h, je proposais à Aurore d'aller faire un tour en bateau-mouche (ça faisait longtemps!), qui dura environ 1h30 sous un soleil radieux, l'occasion de se bronzer un peu.
Pour déjeuner, une adresse que j'avais envie de tester me vint à l'esprit. Et franchement je recommande! L'American Dream dans le 2ème arrondissement est un restaurant dans le plus pur esprit américain, à côté duquel Disney n'a qu'à bien se tenir! Sur trois niveaux, ce restaurant super thêmé, du pub texan au diner américain rutilant, propose une carte débordant de choix à des tarifs raisonnables, des portions énormes (Neznez a craqué pour le Coca 100 cl!) et une ambiance géniale, assez diversifiée selon les étages. Paraît-il qu'ils font même des soirées à thème, en tout cas ce fut un test positif, même si la nourriture ne m'a pas époustouflé mais bien gavé, en même temps je n'avais pas tâpé dans l'originalité.
Après le repas, petite pause à l'hôtel avant de repartir sur les chapeaux de roue, cette fois ci pour une étape culturelle au Louvre qu'Aurore n'avait jamais visité. Comme celui-ci fermait ses portes, nous nous sommes tapés l'expo "nocturne" sur l'Egypte. Bon j'avoue moi je ne suis pas fan des morceaux de pierre en vitrine avec 3 km d'explications sur le côté, je préfère être sur place, entendre les choses oralement ou voir des documentaires... je pense que Neznez a ressenti la même chose ;)
Nous sommes donc retournés à l'hôtel. Il faut savoir que depuis le matin, nous avions l'intention d'aller tester le bowling de l'Avenue Foche, situé dans le même complexe que le Duplex (bah oui on va pas jouer au bowling n'importe où quand même!!), mais nous avons du faire demi-tour deux fois. La première car on a appris une fois devant qu'il ouvrait qu'à 17h, la deuxième car à 17h, il était... privatisé! Jusqu'à 21h! Bon, on attendra Ptitmath pour y retourner, en plus on commence à être bien fatigués de rouler et marcher toute la journée, c'est donc l'heure de la détente, avec piscine et spa à l'hôtel. Entre temps, Ptitmath nous rejoint, et laissant Aurore qui voulait rester à lire dans la chambre, on descendit à la piscine. Alors la piscine... on dirait plutôt des termes romaines, elle est vraiment magnifique. Le spa est également très agréable, avec ses salles de repos, son jacuzzi intérieur, son hammam et son sauna. Grâce à une technique d'enfilade corporelle très recherchée, nous avons réussi à remonter dans la chambre, sous nos peignoirs, 3 serviettes siglées du Ritz! On est prêt pour jouer dans Ocean's 14!
Après une petite préparation, on ressortit pour aller au bowling. Et encore une fois je conseille! Déjà le parking est super sécurisé et l'un des plus classe que je connaisse (disons qu'on n'y voit que des Ferrarri, Lamborguini ou Aston Martin!), l'accès immédiat depuis celui-ci, et le bowling en lui-même pas très cher et assez classe, avec effets de lumières sur les pistes, canapés, clips vidéo au bout de chaque allée, bar et du matériel de qualité.
Le retour vers l'hôtel peu avant minuit fût également une belle aventure, avec Pm et Neznez complêtement écrasés à l'arrière de la voiture, un temps doux à vouloir traîner toute la nuit dans les rues, des jeunes fêtant leur anniversaire en limousine, la délaissant Place Vendôme pour prendre des photos avec KITT, et puis bien sûr l'arrivée à l'hôtel avec le chauffeur qui ne trouve pas le démarreur.
Avec tout cela, on avait pas mangé! On se fit donc monter des plats par le service d'étage, comme des pachas pourris-gâtés :p Je n'oserais pas parler du prix, ça serait indécent (tout comme ceux du petit-déjeuner délicieux de ce matin, pris dans un restaurant qui rappelle la Gallerie des Glaces à Versailles ^^ ) Quand au dodo... rien à dire, les matelas sont d'extrême qualité, même si Ptitmath lui, n'aura eu droit qu'au canapé lit du salon. Et que dire des téléviseurs plasma installés sur les cheminés, avec le clavier infrarouge pour consulter ses mails et surfer sur le net!


Remarquez l'habit de Neznez qui dénote avec le standing de l'hotel

Une expérience de fous donc, à la limite de l'indécence parfois, les pourboires vont et viennent comme on dégaine son portable de sa poche, et croiser ce clochard faisant la manche à quelques mètres seulement de l'hôtel alors qu'au roule au milieu d'un balai de limousines, donne une petite impression de malaise... c'est un monde à part. Cependant pour le coup je ne vais pas faire mon Abbé Pierre, rien à dire ce fût merveilleux, un grand MERCI encore à tous ceux qui m'ont permi de réaliser ce rêve, ils se reconnaitront si ils lisent ce blog. J'aimerais bien dire "à refaire!" mais je pense que ce ne sera pas pour tout de suite!




















































































































































































