15 juillet 2009
Salut, ça va?
Voilà une expression que l'on entend plusieurs (dizaines de) fois par jour. Moi qui bosse (vit?) à Disney, autrement dit un microcosme où tout le monde se connait plus ou moins et se croise sur des dizaines de locations différentes, c'est une rengaine incessante. Et si je suis bien de ceux qui l'emploient, je regrette cette valse incessante d'échanges inexistants basés sur une sociabilité forcée.
Car force est de constater qu'en l'espace de quoi, 5 secondes que dure le contact, la question semble rentrer d'une oreille et sortir de l'autre, tandis que la réponse est la même invariablement: "oui et toi?" ou pire, la réponse par la même question "et toi ça va?". Il y a aussi la réponse "ouais" et hop on te parle d'autre chose ou on passe à autre chose. Le tout d'un petit signe pressé de la main, ou l'oreille vissée au téléphone portable. Quoi, c'est tout? Au final, on s'en fout tout simplement. Certes on vit avec et on ne s'en formalise pas, mais quand on y réfléchit, je ne trouve pas ça très normal...
Le monde va trop vite, nous sommes trop pressés. Et franchement je préfère éviter une connaissance que d'avoir à simplement lui glisser ces trois mots. Pas par irrespect, mais au contraire pour ne pas lui faire subire mon indifférence ou manque de temps à cet instant T (ça explique pourquoi je ne réponds pas toujours sur msn ^^). On peut substituer plein de choses à cette question-formule qu'est "ça va?": un signe de la main, un simple salut, un sourire, une tape dans le dos (ou "quelles sont les news?")! Ces signes de reconnaissances me font chaud au coeur, tandis qu'un "ça va bien?", si l'on a même pas le temps d'écouter, me met davantage mal à l'aise.
Non mais franchement, moi je rêve d'un moment où je demanderai à quelqu'un comment il va, et qu'il me répondrait "bof". Signe d'une envie de se parler, de se confier, et signe de confiance aussi. Qu'on soit amis ou simples camarades peu importe, on me dit souvent que je fais trop confiance, mais je ne trouve pas que les ressentis doivent se réserver aux plus proches amis. Cela voudrait dire qu'on est quelquepart faux avec les autres, une simple façade, toujours souriante.
Bon ben le message est passé, la prochaine fois qu'on se croise, même si vous n'avez que 30 secondes, ne vous formalisez pas, et si vous souhaitez parler, de tout et n'importe quoi, n'hésitez pas! ;)
03 février 2009
Live the moment
Hier soir, je discutais avec une amie devant mon locker. Parlant boulot, je lui ai demandé où ça en était, si elle était toujours dans son département habituel. Elle me répondit: "ouais, en attendant autre chose quoi!" Ce n'est pas la première fois que j'entends ça... ça m'a fait quelquepeu de la peine pour elle, et ça m'a rappelé cette statistique que j'avais lu je ne sais où: près de 90% des salariés ne sont pas satisfaits de leur travail. Quand on voit le temps passé à bosser dans une vie, ça fait peur...
Pour ma part, je lui ai simplement répondu, en connaissance de cause, qu'il valait mieux essayer de trouver du plaisir dans son quotidien, une raison d'aller travailler, car à force d'attendre, on ne voit plus les jours, les semaines ni les mois passer (la preuve, ça fait près d'un an et demi qu'elle "attend"). Dans son livre Comment convaincre en moins de deux minutes?, Nicholoas Bootman affirme que les salariés d'une entreprise voient leur moral et productivité augmenter quand ils identifient clairement le rôle qu'ils jouent au sein de celle-ci, leur mission au quotidien et le produit qu'ils délivrent.
Pour moi qui travaille à Disneyland, je me rends compte presque chaque jour comme notre mission n'est pas banale, même si beaucoup d'entre nous ont tendance à l'oublier. Nous vendons du bonheur. Et cela se reflète quel que soit notre métier dans cette entreprise! Celle-ci compte pour les gens et possède un pouvoir d'attractivité hors du commun. Qu'il s'agisse d'un partenaire avec qui un chargé de marketing doit faire affaire. Qu'il s'agisse d'un chef de la sécurité accompagnant un VIP, qui avoue retomber en enfance en entrant dans le parc. Ou même qu'il s'agisse des employés, fiers de faire visiter ou de parler de leur lieu de travail à leur famille et amis, de raconter leurs souvenirs en pagaille, qu'ils soient insolites, émouvants ou hilarants... quand aux plus passionnés, ils passent une partie de leur temps libre à s'intéresser ou visiter le Resort ou les autres destinations Disney. Quelle autre société peut s'ennorgueillir d'avoir plusieurs milliers de "fans" parmi ses employés? Aucune. Disney fait rêver, interpelle, intéresse, fait sourire. Ce n'est pas une société comme une autre et malgré ce qu'on entend ici et là, on s'y attache...
Pour le moment, je touche du bois de pouvoir me lever chaque matin avec plaisir pour aller travailler. Et ce n'est pas "en attendant". J'ai comme tout le monde des rêves, des ambitions, ou simplement des envies. Mais la vie c'est saisir les plaisirs de chaque instant, dans chaque tâche, aussi pénible ou répétitive qu'elle puisse paraître. Chez Disney il y a plus de 500 métiers, et si je pouvais, j'aimerais tous les essayer! Travailler onstage, backstage, vendre et communiquer le produit, le créer, l'améliorer ou l'entretenir, ou le faire vivre aux visiteurs... à chaque métier sa spécificité, ses petits "trucs" insolites, son mode de fonctionnement, et à chaque équipe ses anecdotes et son identité! Et à Disney, il y a de quoi prendre du plaisir... qu'il s'agisse d'une création graphique sur ordinateur, d'une interaction mémorable avec un visiteur, regarder la joie sur le visage d'enfants, intercepter les regards langoureux d'un couple devant le feu d'artifices, jouer la comédie, rendre service à des visiteurs en détresse, faire rire une jeune fille s'adressant à vous de façon timide, échanger des sourires, ou tout simplement s'intéresser et parler avec ses collègues, qui sont légions et de tous horizons et personnalités! Je suis peut-être bien tombé, c'est vrai que j'ai toujours travaillé où je l'avais souhaité, mais j'ai du mal à comprendre tous ces gens qui semblent perpétuellement traîner des pieds dès qu'ils mettent un pied dehors. Enfin, je ne suis pas du genre à croire qu'il y a les gens "importants" d'un côté (comprendre: les bureaux) et les "petits" de l'autre (comprendre: le terrain). Un diplôme ou un salaire n'a jamais fait quelqu'un d'important à mes yeux, et j'ai beaucoup plus d'estime pour quelqu'un mettant à profit sa passion et son enthousiasme, que pour ceux qui ont trouvé la bonne planque tout en rêvant de leur future affectation. Pour avoir travaillé des deux côtés, je confirme que nous sommes tous, à notre niveau, important. Nous travaillons ensemble, dans un même but, et il est dommage que certains semblent l'oublier.
Mon discours fait quelque peu institutionnel il est vrai... mais je n'essaie pas de convaincre qui que ce soit, je savoure juste ma chance: celle de bosser où je le veux, ce qui, au delà des conditions de travail ou du salaire, est déjà un avantage énorme et je m'en rends bien compte en parlant autour de moi. Je connais ma mission, je sais ce que j'apporte au quotidien, et je partage les valeurs véhiculées par cette société. Des gens de ma famille s'étonnent et ne comprennent pas qu'on puisse s'y sentir bien et c'est bien ennuyeux de devoir se répêter... Voilà une trace écrite que j'espère ils liront!
22 novembre 2008
Ma réalité
Non, je ne dévoile pas ici que je suis gay... ce post est juste l'occasion de revenir sur une remarque qu'on me fait souvent (en particulier, ma mère par exemple!), que je ne vis pas dans la réalité à proprement parler. Que Disneyland, internet, le cinéma etc. ne sont que des mondes virtuels qui nous déconnectent du monde réel, et bien sûr, ça c'est pas bien du tout!! (je résume l'idée) Bla bla bla...
Oui, certes, je l'assume, vu comme ça on peut dire que j'aime l'imaginaire. J'aime l'art de raconter des histoires extraordinaires, et de les vivre de quelque manière que ce soit. Mais je rejette l'idée de vouloir échapper à notre réalité par ces passions qui sont les miennes. Car elles trouvent leur fondement même dans le monde qui nous entoure (qu'il s'agisse d'un parc à thèmes, d'un film, d'un roman...) A ce titre je prends notre quotidien et notre monde comme un viver extraordinaire d'images, d'histoires, d'humour, d'émotions. Le reste, ce "monde virtuel", ne fait que magnifier tout cela, le dramatise, le met en scène, le rend plus beau ou plus fort. Prenons une photo par exemple: personne n'aurait rien à redire dessus, pourtant c'est tout sauf la réalité, c'est un instant T, figé, renvoyant une image ou une émotion créée de toute pièce par le photographe, grâce au cadrage, à la retouche, et une longue observation. Ok, le bébé qui fait ses premiers pas sur le sable en noir et blanc face à la mer c'est plutôt joli et poétique, mais on omet bien sûr que juste après, sa mère lui a fait prendre son bain, lui a changé ses couches et s'est mis les mains dans la merde jusqu'à l'avant-bras, puis a gueulé quand elle a vu que le paquet de Pampers lui avait crevé son budget mensuel et qu'elle était à découvert!
Notre quotidien regorge de ces besoins de rêve, nous en avons tous besoin. D'une décoration ethnique à la lecture d'un roman, d'un one-man-show comique à une peinture sur toile sans compter nos innombrables albums photos où nous sourions à chaque cliché avant de finir en pleurs hors-caméra: nous jouons avec la réalité, pour la rendre encore plus belle, n'en prendre que le meilleur ou carrément la prendre à contrepied quand elle est vraiment dure à vivre. Critique-t-on toutes ces passions?
Je ne cherche pas à m'échapper de mon quotidien. Celui-ci est agréable, plutôt aisé. J'ai beaucoup voyagé, rencontré de nombreuses personnes... je ne renie rien de la vie qui m'a beaucoup apporté, et au contraire je profite souvent de ses petits détails, que beaucoup laissent filer sur le bord de la route. Mais de celle-ci, j'aime à retenir le plus exaltant, le plus insolite, et le rendre encore plus beau et fantaisiste pour moi comme pour les autres (c'est l'idée même de mes vidéos de vacances). Ca n'en fait pas pour autant de moi quelqu'un sans problèmes, sans défis, ou sans émotions diverses, tristes comme joyeuses... Alors oui, tant que les Imagineers continueront à créer des mondes extraordinaires à visiter dans les parcs Disney, tant que des réalisateurs talentueux donneront vie à des oeuvres aussi belles, stylées qu'excitantes, tant que des dessinateurs, photographes ou autres artistes sauront donner vie à des dessins ou clichés inanimés, qu'ils soient réalistes ou pas, je conserverai ces passions, l'envie de rêver, d'aimer, d'admirer, de rire. Qui bien loin de m'éloigner de notre monde, m'en rapprochent encore plus, mais de façon moins terre-à-terre. Ce que je ne suis pas, point barre. C'est ma réalité, je ne la fuis pas, je joue avec!
PS: Et pourquoi n'y aurait-il qu'une seule et unique façon de draguer les filles? Je vous le demande!
31 juillet 2008
Vocation
L'autre jour, parmi toutes les pubs et les courriers indésirables, je reçois un email bizarre... Cyprien, l'un de mes bons amis des années ESSCA post-bac, annonce à sa liste de contacts dont je fais encore partie, qu'il rentre au séminaire, après des mois de réflexion. Voilà quelqu'un d'intelligent, ancien étudiant en école de commerce, ayant effectué ses premières armes avec succès dans plusieurs grands groupes automobiles, qui décide de laisser tomber un avenir "matériel" prometteur s'ouvrant à lui, pour se consacrer aux autres, aux pauvres, aux nécessiteux, à la prière.
Bon, je ne dis pas que je tombe des nues, car Cyprien a toujours été un croyant convaincu, pratiquant, adepte des JMJ de par le monde... ça m'a plutôt étonné, voire impressionné. J'ai trouvé ça génial, en fait, que quelqu'un puisse suivre un chemin sortant des sentiers battus, un chemin risqué, pas forcément approuvé par tous, par simple vocation. Il est étonnant de constater à quel point son email sentait la délivrance et la sérénité. Comme si ce choix, pas facile à faire, lui ouvrait désormais les portes de la paix intérieure comme il le dit lui-même.
Et je crois profondément que trouver sa place, faire ce pour quoi l'on est fait est vraiment une clé du bonheur. Ce n'est pas la réussite financière, ce n'est pas la carrière, ce n'est pas d'avoir fondé une famille ou de briller aux yeux des autres. Le bonheur, au-delà de profiter de tous les (petits comme les grands) instants de la vie, c'est faire ce que l'on juge être bon, ce qui nous ressemble et s'assumer pleinement. Comment après ça juger de la vie et des choix d'un tel ou d'un autre? Nous sommes tous différents...
Si tu passes par là Cyprien, je te souhaite bonne chance pour l'Aventure qui t'attend! :)
22 juin 2006
Always look on the bright side of life
Quiconque me rencontrerait aujourd'hui aurait du mal à imaginer que dans les 13 derniers mois, j'ai eu 3 fois le coeur brisé, j'ai perdu mon job, ma mère a perdu le sien, mon père est décédé et m'a soeur s'est exilée à l'autre bout du monde. Ben oui, on a tous nos galères, nos problèmes et nos soucis. Ca ne sert à rien de dire, en parlant d'un autre, "lui il a trop de chance, et moi non!". Le "moi j'ai la poisse!", je n'y crois pas trop... je pense que la grande différence vient de comment nous abordons ou vivons ces problèmes.
On pourrait me trouver bien des défauts, mais si il y a une caractéristique qu'on me retrouve souvent, c'est mon optimisme. Je souffre comme tout le monde, j'alterne rires et larmes, mais au fond de moi je reste un éternel optimiste, dans presque tous les domaines. Quoi que j'entreprends, j'y crois, quand quelquechose me résiste, j'y crois, quand je suis en galère, j'y crois... - parfois peut-être un peu trop. Parfois il faut savoir abandonner le navire, ou se résigner. Mais c'est comme ça, j'aime voir le positif en tout, plutôt que le négatif. Quitte sans doute à me voiler la face? En tout cas ça me permet de me sentir mieux. En abordant les problèmes différemment, j'avance sûrement plus lentement que d'autres, mais j'en ai besoin pour être à mon rythme, et rester moi. Parfois, j'abandonne, mais pour tenter autre chose. Il n'y a alors plus la frustration, et surtout, pas de regrets.
Si je dis "j'y crois", ça pourrait être une pensée générale. Même si je suis loin de m'être trouvé, de m'être "réalisé", je crois à la beauté de la vie, à la force d'une amitié, au retour du soleil après la pluie. Voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide!
Some things in life are bad
They can really make you mad
Other things just make you swear and curse.
When you're chewing on life's gristle
Don't grumble, give a whistle
And this'll help things turn out for the best...
And...always look on the bright side of life...
Always look on the light side of life...
If life seems jolly rotten
There's something you've forgotten
And that's to laugh and smile and dance and sing.
When you're feeling in the dumps
Don't be silly chumps
Just purse your lips and whistle - that's the thing.
And...always look on the bright side of life...
Always look on the light side of life...
24 mai 2006
Rancune et susceptibilité
Récemment il y a eu un sujet intéressant sur DCP (comme quoi on parle pas que de Disney) sur la rancune. Sujet qui je pense y avait déjà été évoqué mais je me suis dit que je pourrais copier ici mon avis sur la question car je ne n'en ai jamais parlé. En lisant les exemples de beaucoup de gens, j'ai trouvé qu'en un sens, je me sentais chanceux sur le coup car je n'ai jamais eu à faire la tête à quelqu'un à ce point... genre: faire la gueule, détester la personne... l'envie de me venger je n'ai jamais connu!
Tout comme je ne pense pas qu'être rancunier c'est faire preuve de bêtise (nous réagissons différemment fasse à nos émotions), je ne pense pas que pardonner ou oublier facilement, est un signe de faiblesse. A mes yeux c'est plutôt refuser le conflit inutile, passer à autre chose, prendre de la distance. Quand je pardonne, ce n'est pas en espérant que tout ira mieux et me voiler la face, c'est me dire que la personne n'a peut-être pas mesuré la portée de son geste et qu'elle ne pensait pas forcément à mal. Mais c'est une philosophie assez générale que je porte en moi, peut-être un peu naive il est vrai: les hommes ne pensent pas à mal, seuls des actes ou paroles maladroites, une mauvaise interprétation de celles-ci, ou un comportement généré par une émotion non maitrisée sont à l'origine de nos blessures. C'est marrant d'ailleurs, comme le point de vue varie complêtement entre le "bourreau", et la "victime". Comme dans un couple déchiré par exemple, c'est toujours l'autre qui a tort. Pourquoi? Parce que je pense qu'il y a simplement incompréhension entre les deux parties, et non pas volonté délibérée de nuire.
Voilà pourquoi en général, j'oublie vite fais les petites choses qui m'ont touchées. Ce n'est pas parce que la personne en face ne s'excuse pas ou ne reconnaît pas un tort que ça fait d'elle un coupable automatiquement. Nous réagissons tous différemment: honte, gêne, timidité, fierté... franchement, combien sommes-nous à clairement énoncer: "OK, je le reconnais, je me suis trompé, j'ai fait quelquechose de mal, j'ai été méchant, mais je te demande de m'excuser?" Nous préférons nous rattraper par la suite par une gentillesse, mais en général, et je dis bien "en général", chacun a envie de passer à autre chose, d'oublier ces broutilles, de tourner la page. C'est pourquoi il peut être de bon ton de faire le premier pas, même quand on a subi quelquechose. Pas nécessairement en parlant de tout ça, mais en évoquant autre chose, en montrant qu'on est d'accord (sans se parler), et qu'il n'y a pas de rancune. Pourquoi attendre et se priver de bon moments, pourquoi bouder alors qu'on sait très bien qu'on passera outre? Personnellement, je n'aime vraiment pas être fâché avec quelqu'un que j'apprécie, tant que le problème n'est pas rêglé, je le vis plutôt mal.

Ne pas être rancunier ne veut pas dire pour autant passer outre tout et n'importe quoi. En général, j'écarte les petites choses sans importance. Quand quelquechose me touche vraiment, il m'arrive de faire la tête. Généralement, ça ne dure pas très longtemps, mais j'aime faire comprendre ce qui m'a touché, et surtout mettre cartes sur table. Une fois que c'est fait, je peux passer au pardon, et à autre chose. Maintenant, si les coups bas deviennent répêtés, volontaires, et de plus en plus méchants, pas question non plus de tout laisser passer... il arrive un point de non retour, où je sors la personne de ma vie. Après tout, si au fond elle m'apprécie, c'est le pire qui puisse lui arriver (mais si elle m'apprécie vraiment, il n'y a pas de raison que ça arrive ou alors il y a un problème!) Il peut même arriver que je pardonne à ce genre de personne (on pardonne avant tout pour nous même, pour se sentir mieux - il faut bien se rendre compte qu'une personne méchante s'en fiche qu'on ne la pardonne pas), mais une certaine distance naitra alors, la distance créée par une confiance que je ne peux plus accorder totalement. Quoi qu'il arrive, à part m'éloigner, j'évite d'en rajouter une couche. Déjà parce que je n'aime pas imiter la personne qui a fait une connerie à mon égard, et ensuite c'est physique, je n'ai pas envie de la faire souffrir. Je me sens en quelque sorte capable de mieux supporter ce qu'on m'a fait qu'elle ne le serait si je me lâchais, et je me dis que tout se paye dans la vie, mais que ce n'est pas à moi de me venger. Je pense que les gens qui nous font du mal sont plus malheureux que nous au fond d'eux même, donc je préfère ignorer. Mais encore une fois, j'ai pas vraiment d'exemple où on m'a fait un mal incommensurable de manière délibérée (même si j'ai quelques exemples assez gratinés, et pourtant, je suis passé outre avec le temps). Donc pour résumer, jusqu'à maintenant, non, je ne me sens pas rancunier (ce qui ne veut pas dire que je ne me méfie pas de certaines personnes). Peut-être avec l'âge... ;)
Peut-être qu'il y a une autre raison à cette attitude, c'est mon manque de susceptibilité. Beaucoup de gens prennent mal tout et n'importe quoi, car ça touche à leur amour propre. Pour beaucoup, tout propos exprimé maladroitement est pris pour une attaque personnelle. Pendant des années, j'ai joué le rôle du bouc émissaire, au lycée et pendant mes études supérieures, sans doute car je ne me sentais pas à ma place, que je ne trouvais pas d'autres moyens d'exister, de faire rire les gens. J'ai ainsi subi beaucoup de moqueries, attaques, railleries, blagues... mais comme j'en jouais aussi, je ne les ai jamais prises très au sérieux. Ca m'a aidé à entendre beaucoup de choses, à les canaliser; à me dire "ils disent ça car ils n'ont pas toutes les informations". D'ailleurs, ça arrive bien souvent: quelqu'un qui vous appréciait moyennement de vue, passe un peu de temps seul avec vous et au bout du compte, est étonné de ce que vous êtes réellement: "Je te voyais pas comme ça!" qu'ils vous disent. L'apparence est tellement trompeuse... Depuis ces temps, non seulement j'évite de critiquer les autres gratuitement (je n'aime pas ça, et si je le fais, c'est plutôt bon enfant), mais en plus je suis beaucoup moins susceptible, je sais distinguer le superficiel de la vraie méchanceté. Oh il y a bien des boutons sur lesquels appuyer me ferait mal (mais non je ne les évoquerai pas ici ;) ), mais pour le reste, globalement, il en faut beaucoup pour me destabiliser. Heureusement aussi, car ça compte beaucoup, que j'ai des gens autour de moi qui savent vraiment qui je suis. Mais finalement, j'apprécie d'être comme cela, je trouve qu'on s'amuse beaucoup plus quand on est pas susceptible: on peut rire des autres, de nous-même, sans à chaque fois se demander ce que les gens ont voulu dire. La vie est trop courte pour se prendre la tête pour rien, autant garder notre colère pour de vraies raisons, non?
20 mai 2006
Faire les courses, c'est la fête!
J'adore faire les courses. Je ne parle pas du shopping à priori "plaisir", type vêtements pour les filles, CD pour les messieurs, mais plutôt des courses essentielles à notre maintien vital: les Auchan, Franprix, Carrefour, Lidle et j'en passe!
Trop de gens voient les courses comme une corvée dénuée de plaisir, une sorte d'obligation sans intérêt aucun, quelquechose de super terre à terre. Que nenni! Les courses, c'est avant tout un moyen de survivre, donc rien que pour ça on devrait être content de pouvoir en faire. Nous prenons la vie pour acquis, sans nous dire qu'il y a bien un minimum à fournir pour la vivre! Bon, ça c'est le côté vital, sans doute le moins marrant il est vrai (mais ne l'oublions pas) ;-) Mais les courses pour moi (de les faire surtout), c'est surtout l'occasion de pouvoir choisir ce qu'on va manger la semaine qui suit, ou le moyen de répondre à un besoin ou un problème (en achetant un accessoire par exemple): combien de fois nous sommes chez nous avec une lampe grillée, ou un rasoir qui fait mal? Ou que la télécommande de la télé ne marche plus? Ben je trouve un plaisir infini à me procurer en magasin ce qui va m'aider à résoudre ces désagréments. Les piles par exemple, on en utilise tout le temps, et pourtant on en a jamais! En l'achetant en supermarché, rien que le fait de les prendre dans le rayon, c'est un petit plaisir de la vie à ne pas négliger! Ceci est encore plus vrai en alimentaire... faire les courses, c'est se faire plaisir, c'est acheter ce que l'on veut, en sachant qu'on le dégustera à la maison... Mikado, Dannette, Sodas, Haagen Dazs... et puis les plats qu'on aime, les gateaux qu'on aime, des bonbons si on en a envie... bon ok y a pas que ça c'est vrai, mais même! Laissez vos parents faire les courses et en général ils reviennent qu'avec des trucs qu'on aime pas. Mais allez-y vous même et vous pouvez toujours en profiter pour prendre ce qui vous fait plaisir! Rien que le choix, au rayon fromages, ou boissons, est déjà grande source de plaisir. Regarder, comparer, évaluer, puis choisir, en pensant aux plaisirs à venirs, et en se disant que la semaine d'après on changera! Comme pour les voyages, ou l'achat du billet représente une part non négligeable du plaisir global, faire les courses fait aussi partie du plaisir de manger (en quelque sorte, mais on s'est compris).
Et puis, faire les courses, surtout à deux ou plusieurs, procure d'autres joies: la course ou les cache cache entre les rayons, faire des glissades sur le sol qui vient d'être lustré, rigoler en voyant une petite dame qui n'arrive pas à atteindre les papiers toilette en hauteur, se sociabiliser avec les gens (par exemple en attrapant le papier toilette de la vieille dame lol), goûter les morceaux de fromage ou charcuterie offerts aux rayons concernés, s'asseoir dans le caddie pour une ballade, se chamailler pour savoir quelle marque ou quel produit choisir, découvrir les dernières sorties DVD et les promos en cours, jouer au blind test avec les musiques ringardes de la radio du magasin etc... un supermarché, c'est presque un terrain de jeu! Un autre grand moment, le remplissage du caddie: je pense que nous sommes tous restés quelquepart des bébés qui aimont les jeux d'éveil et de logique. Personnellement, je m'amuse toujours à essayer de ranger au mieux mon caddie, comme un puzzle. J'aime quand ça s'emboîte parfaitement, j'aime trouver une petite fente discrète ou glisser le fromage râpé. Et quand tout est bien rentré, je suis satisfait! :) S'ensuite la route du retour, avec au choix le caddie trop lourd qui se renverse à chaque imperfection de la route, les sacs plastique qui tuent les doigts et laissent des traces rouges indélébiles entre les phalanges, les clochards à chaque coin de rue qui tentent de nous refourguer l'Itinérant (enfin ça c'est pour ceux qui vont faire leurs courses à pied). Et le dépaquetage à la maison, pareil, on cherche, on fait de la place dans le frigo, on range, on emboîte, on met au frais (et on pousse une gueulante quand il n'y a pas assez de place dans le congélateur - car il n'y a JAMAIS assez de place dans le congélateur!)
Ainsi donc, plutôt que de voir les courses comme une corvée sans fantaisie de la vie quotidienne, j'essaie de les prendre comme un plaisir, un jeu, un moyen de se procurer les choses que l'on aime. Mais ça peut aussi bien s'appliquer autres moments de la vie quotidienne: laver la voiture (en restant dedans pendant que les énormes balais brosses semblent nous compresser), faire du repassage (le plaisir des habits propres et nets, en s'amusant avec le bouton de la vapeur et de l'eau sur le fer!), ranger (trier, nettoyer, épurer son lieu de vie, retrouver de vieux objets) etc... Je conçois bien sûr que tout ça est moins drôle tout seul. C'est également ennuyeux quand on doit le faire alors qu'on faisait autre chose de plus sympa à la base. Mais faire tout ça avec quelqu'un qui peut vous aider à y prendre du plaisir, peut vite tourner à une partie très amusante (oui, même remplir sa déclaration d'impôts! lol). Tout dépend de comment on voit la chose :)
Eux aussi ils aiment ça
29 avril 2006
Dreams are my reality
Quand les gens doivent me définir, un mot revient régulièrement: rêveur (ou grand rêveur, sans doute dû à ma taille ;-) ) Ce terme me convient bien, et je l'assume. Oh ça n'apporte pas que des avantages d'être un rêveur, mais à mes yeux, ça rend tout de même la vie plus pétillante, plus amusante, plus belle.
Mais comment se présente-t-on comme rêveur? Je ne suis pas sûr qu'il existe une simple définition, après tout, tout le monde rêve la nuit. Pour moi, rêver c'est adopter un certain état d'esprit, une façon de voir les choses. C'est laisser son imagination vagabonder, sans chercher à se freiner. C'est voir le monde de différentes façon selon les lunettes qu'on met sur ses yeux, et lui préférer la version "belle", voir les choses positivement. C'est suivre ses envies, s'accrocher à un idéal ou un objectif, sans cesser d'y croire. C'est la capacité de changer de lieu, de temps, de voyager par la pensée. C'est laisser les sons, les phrases, les paroles, la musique prendre vie et créer leur propre réalité et vivre celle-ci. Bref, c'est quelque part, jouer avec la réalité non?
Oh, rêver n'est pas toujours chose aisée. Le monde d'aujourd'hui nous conditionne beaucoup à adopter certains comportements. La réalité de la vie nous est matraquée, à coups de médias en tout genre. La première chose qu'on demande aux hommes est d'être responsable et cette notion paraît difficilement compatible avec celle d'un rêveur, qui devient le "marginal", l'"insouciant", l'"irresponsable", l'"immature". Est-ce bien vrai? Bon, occulter la réalité est en effet dangereux, même à mes yeux. Vivre dans un monde imaginaire n'est pour moi palpitant que si l'on connaît justement le monde réel, ses qualités et ses défauts. C'est un moyen de rejeter ce qui est mal, ou banal, et de transformer l'ordinaire en extraordinaire, de rendre les choses plus stimulantes. C'est comme les vacances: on prend du plaisir à en prendre quand on travaille le reste du temps! Et puis rêver n'a pas que du bon: combien d'informations j'ai perdues en me laissant aller à rêvasser au lieu d'écouter les profs? Combien d'occasions j'ai pu manquer, ou de personnes ais-je pu négliger, en ecoutant mes pensées plutôt que la vie? Je ne le saurai jamais.
Ainsi la faculté de rêver, celle qu'on gardé tous les grands visionnaires et les plus grands artistes de notre monde, est je pense l'un des plus beaux des cadeaux qu'on puisse toucher du ciel. Mais c'est un cadeau à manier avec parcimonie et attention, de manière à ce que le rêve complémente le monde réel, l'embellisse, sans pour autant l'occulter. Nous sommes après tout des humains et si il est beau de rêver d'idéal, et d'un monde plus beau, d'un monde meilleur, il ne faudrait pas oublier que ce monde se construit grâce à nous tous, et aujourd'hui.
Affiche publicitaire humoristique pour "démotiver" les employés de bureau ;-)
A dream is a wish your heart makes
When you're fast asleep
In dreams you lose your heartaches
Whatever you wish for, you keep
Have faith in your dreams and someday
Your rainbow will come smiling thru
No matter how your heart is grieving
If you keep on believing
the dream that you wish will come true
08 avril 2006
Calinothérapie
Cette cure, dont mon ami Bounets s'est fait une spécialité, devrait sérieusement être remboursée par la sécu. Quoi que ça serait dur, car un câlin, ça ne coûte rien, mais qu'est ce que c'est bon! Et je ne parle pas ici du rapport sexuel lol, non non, le vrai câlin, celui qu'on peut faire à tout le monde, sans arrière-pensée! Le câlin-malin, le câlin-tendresse, le câlin "je t'apprécie, je compatis, viens là prendre un peu de réconfort"... on peut trouver 150 raisons de câliner quelqu'un, mais généralement, vaut mieux pas trop réfléchir. La beauté d'un câlin, c'est aussi sa spontanéité!
Moi c'est bien simple, je ne peux pas m'en passer. J'ai été élevé dans la tendresse et les câlins (jusqu'à au moins 20 ans j'allais encore tous les matins dans le lit de mes parents), et j'ai besoin d'en donner à mon tour. A tout le monde! Copains, copines, petites copines, parents, animaux, peluches... à n'importe quel moment, et n'importe où: montrer qu'on aime quelqu'un, ça n'a pas besoin d'attendre! Et ça peut prendre toutes formes: enroulage de bras, bisou sur la joue, sur le front, frottements, ronronnements, danse de l'amour en tournant autour à quatre pattes, escalade de la personne, chatouilles, jambe par dessus/par dessous si on est couchés, posage de tête sur l'épaule, grattage de la main, massage, tripottage, jeu avec les cheveux etc... c'est sûr, je suis très tactile et assez proche des gens que j'apprécie. Evidemment, tout le monde n'est pas habitué, voilà pourquoi parfois les câlins tardent à arriver, mais en général, en ayant l'esprit un peu ouvert, les gens apprécient!
Je suis très sensible aux câlins. Un bisou, une caresse peuvent m'apaiser, me rendre heureux. Ce signe: "tu comptes pour moi" est très important. Recevoir un câlin, c'est se sentir exister et être important dans le coeur de certaines personnes. C'est après tout la raison majeure de notre existence. Et puis, il y a ces réactions psychiques: un câlin-surprise d'une jolie fille me "gênera", une main dans la mienne me fera trembler du genou, un bisou pulpeux me fera papilloner, un corps un peu trop près ou un contact physique prolongé provoquera chez moi irrémédiablement une réaction physique contre laquelle je ne peux rien... lool c'est sans arrière-pensée, mais que voulez-vous, je suis aussi un garçon! Bref un câlin, c'est tout sauf neutre. Ca dégage et provoque des choses. Mais c'est rarement désagréable! Alors, à tous, gros câlin collectif!
05 avril 2006
Avoir et faire confiance pour mieux communiquer
On me dit parfois "tu n'es pas très pudique" ou "tu en dis trop sur toi, ça pourrait te retomber dessus", et, j'ai du mal à comprendre ces remarques. Enfin, je les comprends, mais j'ai du mal à les entendre et les prendre en compte. Oui je me confie parfois de trop, peut-être parce que j'ai trop confiance dans les gens. Même une personne inconnue, risque de connaître au bout d'une heure la moitié de ma vie. Ceci dit, je me nourris d'expériences, et je n'ai encore jamais regretté d'avoir trop parlé ou d'en avoir trop montré sur moi, si c'était le cas peut-être que je changerais?
S'assumer est un premier pas vers la confiance en soi ;-)
On dit que le mystère est attirance. C'est peut-être étrange mais justement je préfère parler pour ne pas décevoir les autres. Je préfère qu'on me cerne comme je suis, avec mes qualités et mes défauts, plutôt que de cacher des choses, une partie de ma personnalité ou qui je suis, et jouer à Superman avec le risque de me prendre une grande claque quand les personnes réaliseront qui je suis vaiment. Donc, je préfère (même si au début y a toujours timidité) être moi même et ne rien cacher. Au moins, on m'aime ou on m'aime pas, mais y a pas de surprise, je ne trompe pas sur la marchandise! Quand au mystère, oui, c'est séduisant, mais trop de mystère me repousse au contraire: pour m'attacher aux gens, pour me rapprocher d'eux, j'ai besoin de les connaître... Les relations à base d'échanges futiles ne mènent pas loin chez moi en général. Quand je parle de choses "futiles", j'ai en tête des moments où tu passes du temps avec des gens sans apprendre à les connâitre. Tu ris, tu déconnes, et à la fin de la journée et la conversation, tu sais toujours pas qui tu as en face de toi, ou tu n'as rien échangé. J'adore passer du temps à rire de tout et rien, mais il faut un juste milieu, et pour avancer dans une relation, il me semble important d'évoquer à un moment des sujets qui touchent plus à nous-même. Je parle pas forcément de déballer tous nos fantasmes lol....
Je dois avouer qu'avant, je n'étais pas comme ça, j'étais beaucoup plus timide, j'évoluais dans un univers qui n'était pas forcément le mien... Depuis je cotoie des gens beaucoup plus proches de moi, que ce soit sur Disney Central Plaza, ou quand j'ai travaillé à Disneyland, je me suis senti plus à l'aise, d'où une certaine facilité à communiquer, sachant qu'on me jugerait moins ou pas du tout. Franchement, ce forum et la rencontre d'autres fans m'a beaucoup aidé globalement. Et comme je sais aujourd'hui qu'y a plein de gens qui me comprennent et me soutiennent, ben désormais je me gêne pas pour montrer qui je suis ailleurs. Finalement peut-être que ce qu'on peut penser de moi, aujourd'hui je m'en fiche. Les gens qui me sont vraiment proches ne me jugeront pas de toute façon et les autres... et puis je ne pense pas avoir quelquechose à me reprocher, je ne garde pas en moi des secrets inavouables, ce qui aide, forcément.
Il y a peut-être d'autres raisons à mon expansivité. Peut-être que je ne sais pas affronter les problèmes seuls, et que j'ai besoin de me confier, besoin d'avis extérieurs. J'aime entendre les gens partager leurs expériences, tout avis est bon à prendre. Oui c'est vrai que j'aime parler, c'est aussi un besoin de m'exprimer, de ne pas garder mes émotions pour moi. Ca je ne sais pas faire, et de toute façon on voit vite ce que je ressens. Je peux aller jusqu'à saouler les gens mais au moins ils savent que je suis sincère: si je suis triste ils le verront, mais si je suis heureux, ils le verront aussi et je ne tricherai pas. C'est aussi une preuve de la confiance que je leur accorde. Je suis toujours super étonné quand on me dit "merci d'avoir partagé ça avec moi", alors que ça m'a semblé la chose la plus naturelle au monde...
Ma soeur n'était pas comme ça et avec moi elle a un peu pris le pas... elle a commencé à se confier à moi car je n'avais visiblement aucun soucis pour le faire avec elle. Finalement ça nous a servi tous les deux, avoir quelqu'un à qui parler, se confier, c'est une grande chance! Je pense qu'être tout simplement honnête ne peut qu'être bénéfique. Je me confiais aussi à mes parents, c'est pas toujours facile parce qu'après ils posent toujours 150 questions mais bon, c'étaient mes parents et je vivais sous leur toit! Je n'aurais pas réussi à leur cacher ma vie et de toute façon, une mère ça lit tout de suite dans les yeux de ses enfants...
A force de parler et d'écouter les gens, j'ai remarqué que beaucoup ont peur ou n'aiment pas se confier. Les humains tiennent à leur jardin secret, ils ont peur du monde extérieur, et le culte de l'apparence aujourd'hui ne nous aide pas. Comment se montrer au naturel quand on craint le jugement, le regard des autres? C'est encore plus difficile quand on a vécu de mauvaises expériences. Mais ça serait dommage de limiter une expérience à une situation générale! Il faut bien se dire que tout le monde est différent, et tant qu'on aura pas de détecteur de salauds, il faudra se fier à notre instinct et prendre des risques. Ca vaut la peine!
Pour tous ceux qui peinent à communiquer, qui ont peur de l'avis des gens, ou peur qu'on les trompe, voilà mes quelques conseils (ça vaut pas grand chose, mais c'est ce que j'essaye d'appliquer et ça marche, malgré ma timidité - car oui, je suis timide aussi ;-) ) alors toi lecteur assidu, qui n'ose pas avouer ta passion pour les iguanes, lis ce qui suit:
- ecoute les gens, on t'écoutera
- aie confiance en toi, dis toi que tu as des qualités et des défauts mais c'est pas à la personne en face de te juger (elle est comme toi)
- incite les gens à se confier à toi, ils te poseront en retour des questions
- montre aux gens qu'on peut avoir confiance en toi, et petit à petit tu te sentiras en confiance avec eux
- quand tu confies un sentiment, dis toi que c'est humain: tu as le droit d'être heureux, d'être triste; personne ne t'en voudra pour ça, tout le monde passe par ces états d'esprit, et d'ailleurs la personne en face n'attend peut-être que ça, que tu te confies, pour pouvoir le faire aussi
- mieux vaut dire la vérité que laisser propager des ragots ou des rumeurs, ça t'évitera des problèmes
- se confier te permet de ne rien regretter: l'honnêteté, c'est une grande qualité, se taire te fera ruminer tout seul et te poser des questions
- toute personne qui se moque de toi, ou te juge, perdra ton respect, finalement c'est elle la perdante, pas toi
- se confier, c'est se rapprocher de ton interlocuteur. Ca peut conduire à des amitiés beaucoup plus fortes qu'une connaissance superficielle car souvent, on se trouve des points communs, et partager les joies, ou les peines c'est tout de suite plus intime
- quand on te dit quelquechose, crois le. Si tu t'es trompé, ce sera une expérience, pas une erreur. Il est beaucoup plus agréable de vivre dans l'espérance que dans le doute perpétuel.
Parfois il FAUT savoir faire confiance...
Le premier contact est le plus difficile. Mais il peut mener à une longue amitié ou davantage. Rien ne vaut la confiance d'un proche, celle que nous avons en lui, ou celle qu'il a en nous. Parfois on tâtonne avant de trouver le bon, mais il n'y a surtout pas à regretter d'être soi-même et de se montrer au naturel. C'est comme ça qu'on repère nos talents et que les autres nous apprécient. Autrement dit, l'adage "pour vivre heureux, vivons cachés", est bidon!


























