10 juin 2009
Ma Nouvelle Star à moi
C'est un fait, je ne sais pas suivre les modes. Je me fie à mon instinct primaire, mes émotions et mes goûts, cela me permet d'éviter les écueils de tout ce qui ne fait qu'effleurer notre quotidien l'espace d'un temps limité, et qui devient ringard trois mois plus tard. Pas étonnant que des albums entiers tournent en boucle dans la voiture, ou certains films et séries dans mon lecteur DVD, même lorsqu'ils ont largement dépassé leur date de péremption.
Par exemple, je ne découvre pas la musique à la radio (sauf rarement). Je ne la découvre pas non plus en boîte de nuit ou dans les émissions de télé-réalité. Non, mon dada, c'est de me laisser surprendre par des bandes originales de film. La grande majorité de ma playlist a donc véritablement un côté éclectique, puisque je pioche ça et là les tubes qui me restent en tête après avoir visionné des films, et il y en a pour tous les goûts!
Je ne connais personnellement pas de meilleur moyen pour découvrir la musique. Pas la peine de se fatiguer à tester tous les casques en libre service à la Fnac, ici le compositeur fait sa pré-selection pour vous. En général, les chansons sont choisies pour l'ambiance voulue par le réalisateur, tout en restant suffisamment accessibles et populaires pour plaire au plus grand nombre et vendre des CD. Il y a donc de tous les styles, et on retrouve en général deux courants de pensée: ceux qui privilégient les tubes du Hit-Parade, et ceux qui laissent la place à des groupes méconnus qu'ils aiment bien, dont les chansons le sont tout autant (inconnues)!
Je trouve plusieurs avantages à se laisser guider par un film pour choisir sa musique:
- le choix y est limité et comme on sait, trop de choix tue le choix. Dans un film on nous propose (impose) un morceau, on aime ou on aime pas, et si on adore, on peut chercher les autres titres de l'artiste ou du groupe.
- la chanson se retrouve facilement grâce au générique de fin ou la pochette de la bande-originale
- la promotion du titre en question est énorme et dispose de 100% de notre attention, comparé à un passage dans M6 Musique par exemple!
- souvent on reconnaît une chanson qu'on avait vaguement entendue et qu'on aimait bien, et cela permet de retrouver laquelle il s'agit
- on rattache la musique à une émotion, à un souvenir, ce qui lui confère plus d'impact qu'un simple passage radio. Etant donné que dès que j'entends de la musique je commence à rêver, l'aspect visuel lié à la chanson est quelquechose d'important pour moi.
- si le rythme et la mélodie collent bien avec une certaine ambiance, je peux m'en inspirer (et je le fais la plupart du temps) pour mes propres vidéos perso!
- certes le film sert donc la musique puisqu'il me la fait découvrir, mais ça va aussi dans l'autre sens: une bonne sélection peut grandement ajouter au film et son ambiance générale, c'est donc gagnant-gagnant.
Voilà pourquoi j'attache un intérêt particulier aux BO des films, même si je trouve quand même qu'une sélection de bons titres ne remplacera pas une belle partition originale, il faut que les deux soient complémentaires. En tout cas, des tubes branchés du moment aux raretés délicieuses, sans le cinéma je ne serais jamais tombé sur Earth Angel ou Time Bomb Town (Retour vers le futur), Love grows where my Rosemary goes (L'amour extra large), Stuck with Each Other, Fashion ou Calling you (Confessions d'une accro du shopping), Can't fight the moonlight (Coyote Girls), I can hear the bells ou Good morning Baltimore (Hairspray), A man for all seasons (Johnny English), Christmas is all around et Wherever you will go (Love Actually), The world ain't slowin down (Me, myself & Irene), Pop! Goes my heart et Way back into love (Le come-back), les chansons musette de Quand j'étais chanteur ou les tubes gospel de Sister Act, Everything shines et Mary's prayer (Mary à tout prix), Save the best for last (Un jour peut-être), Playing with the Boys (Top Gun), les hits des trente dernières années dans Forrest Gump ou Good Morning England, les ballades pop de Brian Adams et Hans Zimmer dans Spirit l'étalon des plaines, ou ceux d'Elton John dans El Dorado, le tube écolo inédit en France de Chimène Badi dans Le Jour d'Après, What I've done ou New Divide (Transformers 1 et 2), La Dolce Vita (Camping), Men in Black ou Wild wild West (des films du même nom), le groupe des Wonders dans That Thing you do! etc..... et combien de chansons entendues dans des séries télé, comme Entourage, Dawson, ou les tubes des années 80 dans K2000! Sans oublier les bandes-annonces qui recèlent elles aussi de bonnes surprises (j'ai découvert Cool de Gwen Stefani, devant la BA US de Click! le film avec Adam Sandler lol).
Bref Nico, tu te demandais toujours d'où je sortais mes chansons que tu ne connaissais pas, maintenant tu sais! ^^
16 avril 2009
Photoshop my World
L'un de mes loisirs favoris est le montage et retouchage d'images. On ne peut pas dire que j'en fais tous les jours, non, c'est juste un passe-temps qui m'amuse beaucoup, quand une idée me vient. En fait, c'est souvent basé sur de l'autodérision, et l'envie de me créer de façon ephémère un autre monde. La magie de l'informatique permet tout cela! J'ai commencé il y a près de dix ans, avec ce bon vieux Paint, et aujourd'hui je tourne davantage sur Photoshop CS3, en véritable autodidact, puisque je n'ai lu aucun tutoriel, et que je me débrouille davantage par "combines et bidouillages" que par véritables connaissances! J'avoue qu'en regardant en arrière, j'observe une nette différence, et même si il y a du progrès à faire, je suis assez content de moi! Ayant passé l'après-midi sur une petite affiche de film, j'ai pensé qu'il serait amusant de décrire ici les étapes d'un montage Photoshop.
Premièrement: l'idée
La première étape est tout simplement une idée, pour le coup j'avais envie de faire un montage avec ma nièce. Je me réserve d'autres "histoires" avec elle pour plus tard, mais là j'ai pensé à une sorte de polar, avec le type un peu baroudeur forcé de partir en fugitif avec un enfant sous le bras pour X raisons, poursuivi par le FIB. J'aimais bien le contraste entre le côté violent suggéré par l'affiche, et l'innocence de la petite Sophia :)
Secondo: le style
Il est plus facile de se lancer dans un projet en ayant une idée du style visuel que l'on souhaite. Pour ma part, même si sur le coup j'improvise beaucoup, j'ai souvent une vision globale du projet fini au moment où je commence. Ici je me suis inspiré d'affiches aux couleurs saturées, scratchées. Je voulais que l'affiche suggère la fuite, le road movie, un fugitif en vadrouille, le tout bien sûr aux Etats-Unis. On retrouve donc deux visuels qui serviront d'inspiration, et de fond à mon image, une photo de la Route 66, et l'affiche teaser de Traffic, de Steven Soderbergh. La vision, le feeling, la connaissance du cinéma ou de la pop culture en général sont des atouts essentiels pour ceux qui aiment la parodie, la dérision et le montage visuel.
Tertio: le visuel principal
Ben oui, retoucher des images existantes, c'est pas le plus dur, pour vraiment personnaliser une affiche, il faut le modèle principal. Après une dizaine de pauses ridicules dans la chambre de ma mère, ma soeur et moi avons choisi finalement cette image. Comme vous le constaterez plus loin, rien à avoir avec le résultat définitif (remarquez les pantoufles)!
Quatrième règle: les accessoires
Souvent, un montage ne se compose pas de deux ou trois images. Sans que cela se voit forcément, une multitude de petits éléments le composent, pour ajouter du réalisme, un détail, ou une petite touche spécifique. Il est important de choisir des images qui seront à la base aisément manipulables, de par leur forme, leur angle, leur couleur, le fond (de préférence uni pour l'extraire), la luminosité... Pour l'affiche d'"Un Homme en Cavale", je suis allé piocher sur Google les éléments suivants:
Je parlais plus haut d'improvisation pendant la création de l'affiche, les photos qui suivent en sont un bon exemple. Au départ je devais être seul avec le bébé, et puis finalement j'ai trouvé le décor en arrière-plan un peu vide... j'ai donc pensé à ce cliché des affiches américaines qui présente les protagonistes en arrière-plan d'un visuel principal, et j'ai bien sûr pioché dans mes photos d'amis pour les intégrer dans mon film ^^ Bon, bien sûr pour la fille, je suis allé voir comme d'hab sur Google!!
Cinquièmement: le cocktail
C'est peut-être la partie la plus longue et laborieuse. Chaque élément doit être disposé par rapport aux autres, retouché, découpé... les couleurs changent, les filtres et les textures s'appliquent sur chaque image séparée. C'est aussi pendant cette étape que s'effectue le titrage. Tout doit être parfait pour qu'une certaine unité se fasse ressentir quand on fusionnera les éléments entre eux, et quand ceux-ci sont aussi dispersés à l'origine, ce n'est pas chose aisée. C'est LE détail qui fera qu'on croit au montage ou non, ce qui différencie les pros des amateurs!

Exemple de texture, qui, avec une bonne utilisation de l'opacité et de la gomme, donnera un aspect "grunge" au poster
Résultat final
Et voilà, après quelques heures de labeur, de grognements et de bons fous rires, on arrive au résultat final. La perfection n'est pas toujours au rendez-vous, parfois on est même très déçus car la vision voulue n'arrive pas à être retranscrite... question d'entraînement sans doute! En tout cas, si vous avez suivi cet article, vous devez être curieux de voir le poster définitif d'"Un Homme en Cavale", le nouveau film de Stefen Mc Johnson. Le voilà!
23 février 2009
Analyse séquentielle: générique de K2000
Bon, on le sait depuis longtemps, la série TV ayant marqué le plus mon enfance et ayant quelques répercussions sur ma vie actuelle est K2000 ;-) Au-delà de toute considération scénaristique ou même artistique, analysons ci-dessous un composant essentiel du succès de cette série, le générique parfait.
Peu de génériques peuvent se targuer d'être aussi efficace que celui de K2000. Rappelons nous, nous sommes en 1982. Et pour le gamin de 5 ou 6 ans qui allume sa télé sur feu chaîne La Cinq, les images qui suivent sont simplement stupéfiantes et immédiatement addictives:
Le générique ouvre après un court fade noir sur un désert mauve quelque peu irréel, en plein soleil couchant. Au loin, une traînée noire approche vers le spectateur laissant derrière elle un écran de fumée. On reconnaît immédiatement une voiture (mais en est-on vraiment sûr? Le bruit de turbine si spécial laisse songeur). Celle-ci est belle en soi, mais un élément clé attire le regard et rend perplexe: une traînée rouge sur le capot, peu identifiable. Soudain c'est le cut, avec une vue plongeante sur ce même capot. La Pontiac TransAm est à l'époque l'une des voitures les plus aérodynamiques et modernes, aussi le véhicule ne ressemble à aucun autre. L'impression de vitesse pure du véhicule est atténuée par un effet de ralenti global sur l'image. Enfin, la machine est mise en avant, tandis que le conducteur reste dans l'ombre. En quelques secondes, l'image du "chevalier solitaire, et de sa monture", sont posées: K2000 sera la version moderne des westerns ou films de cape et d'épée de l'époque.
Bon, je n'imagine pas un garçon de l'époque qui ne puisse être scotché. Les couleurs, le rythme de synthétiseur si particulier, la voiture... il est temps d'ailleurs d'y rentrer en détail, car jusqu'alors nous n'avons aperçu que des formes générales.
La suite du générique ressemble à une publicité pour voiture. Le noir et le rouge sont dominants. Clairement le public masculin est visé: on parle de vitesse (plan sur la roue), de look (plans sur l'aileron, le rétroviseur, le capot), on parle de technologie (scanner et feux arrières rouges). Contrairement au ton de la série, le générique impose la distance entre la voiture et le spectateur. On ne l'entend pas parler, on n'en voit pas le chauffeur, KITT est à la fois attirante, aggressive, et mystérieuse. Bref, elle éveille l'intérêt, sans se dévoiler totalement.
Les plans intérieurs achèvent de différencier cette voiture des autres: de quoi s'agit-il au juste? D'un avion? Visiblement le véhicule se conduit tout seul, et on devine par flashs une vitesse qui dépasse les 300 km/h... promesse d'action, de gadgets et de cascades en tout genre. Malheureusement, cette identité propre à la série d'origine a complêtement disparu avec la nouvelle mouture version 2008. Et après on se demande pourquoi ça ne marche pas...
Et puis il y a cette géniale idée d'utiliser les ordinateurs de bord pour montrer des extraits de ce qui nous attend... là aussi les images choisies donnent le ton. Cette série sera résolument tournée vers l'action, l'aventure, l'espionnage, le tout teinté de haute technologie. Bref de quoi ravir les pères de famille et leurs rejetons, tandis que le choix de David Hasselhoff tout droit débarqué des Feux de l'Amour, assure le quota de charme qui satisfera les dames les plus exigeantes ;-)
Enfin, après la présentation des différents acteurs oblige, on en revient à l'élément central, celle qui différencie cette série des autres: la voiture. Il faut saluer le travail du monteur, qui sans en dévoiler de trop, colle parfaitement ses images à la musique rythmée de Stu Phillips. Un bouton qui s'allume, la boite auto qui change de rapport toute seule, une boîte vocale qui s'illumine, et un profil de voiture touché par le reflet du soleil. Pour en arriver à ces trois plans finaux, laissant la place à la chevauchée fantastique. Encore une fois le chauffeur est relégué à une ombre, car il ne fait plus qu'un avec sa monture. On ne sait d'où ils viennent et on ne sait où ils vont: leur quête est en effet perpétuelle, et conserve ainsi son mystère et sa magie. Car la suite, nous la découvrirons dans l'épisode suivant ce générique!
Je ne pourrais même pas décrire ce que je ressentais étant gamin, en voyant ces images défiler sur mon écran juste après les pubs. A l'époque pas de magnétoscope, d'internet ni même de DVD, je découvrais chaque épisode en direct ou en rediffusion, et je me berçais avec frissons de cette introduction, qui me plongeait immédiatement dans l'action, comme aucun générique n'y est parvenu jusqu'à présent. Aujourd'hui encore, cette ouverture demeure culte, et n'a connu que quelques variations pendant les 4 saisons de la série tellement elle eut de succès. Et vous avez vous des génériques cultes? (pas seulement la chanson mais au niveau de leur créativité)
30 novembre 2008
(Série) Entourage - saisons 1-4 bouclées!
Il y a quelques mois de cela, je citais sur ce blog la série Entourage que je venais de découvrir... une cinquantaine d'épisodes plus tard, il est temps de revenir en arrière pour faire un petit bilan de celle-ci.
Tout d'abord, disons le d'emblée: Entourage ça déchire! (j'ai pas encore trente ans, je me permets donc l'expression ^^) Les épisodes ne se valent pas tous, l'intrigue piétine parfois, mais si je n'aurais qu'un reproche à faire à la série, c'est que les saisons sont trop courtes!! 12 épisodes de 26 minutes en moyenne, la saison 4 à peine achetée fut dévorée en 4 soirs, et maintenant plus rien à se mettre sous la dent avant au moins un an (la saison 5 vient juste de s'achever aux USA).
Comme je le disais quelques lignes au-dessus, les épisodes d'une saison s'articulent autour d'un sujet principal. En général, il s'agit d'un nouveau film à tourner pour Vincent Chase, la star de la série qui joue le rôle du nouveau playboy d'Hollywood, entouré de ses amis d'enfance qui cogitent autour de lui. Alors évidemment, ça ne se passe jamais facilement, il y a les retournements de situation, les projets avortés, les coups bas de producteurs ennemis ou vereux, les changements de casting etc... la série tente de dépeindre de façon plus ou moins réaliste les hauts et les bas d'un jeune premier à LA, de ses moments de gloire au box-office à sa descente aux enfers suite à un bide monstrueux, de ses coups de chance et rencontres fortuites à ses mauvais choix de carrière. Le tout, sans verser dans le drame évidemment, Entourage étant avant tout un divertissement, avec toujours une solution à la clé.
Autour de cette trame principale, la série propose dans chaque épisodes des histoires secondaires, suivant la vie quotidienne des amis de Vince, avec chacun leurs ennuis et leurs projets perso: Eric qui se rêve en manager à succès, Turtle qui se la coule douce et multiplie les petits coups, et Drama le grand frère qui se voit toujours en haut de l'affiche malgré ses petits rôle de seconde zone et une carrière de soap en dents de scie derrière lui. Et n'oublions pas l'irremplaçable agent de Vince, le génial Ari Gold accompagné de son assistant "chinois-gay" Loyd. C'est avant tout leur entente, leur dynamisme et leur caractère qui fait tout le charme d'Entourage, qui avouons le est clairement destiné aux garçons. A part deux ou trois personnages forts de femmes ayant fait carrière et sachant où elles vont, la plupart des actrices sont cantonnées à montrer leur plastique irréprochable, et fondre pour Vince et sa bande. Pourtant point de mysoginie de la part de l'équipe de production, les garçons à l'écran étant tout sauf irréprochables (mais crédibles). Et c'est le point fort de la série pour ma part: cette sincérité, cette liberté de tout dire, tout faire, crier tout haut ce que les gens pensent parfois tout bas, mettre à pied les conventions (merci HBO) et rester politiquement incorrect, sur des sujets comme l'argent, l'homosexualité, le sexe, la drogue, les femmes... ces gars étaient pauvres, sont devenus riches, et ils en profitent sans hypocrisie!
Forte de quatre saisons (et maintenant 5), la série s'est étoffée en conservant sa légèreté, soudant toujours plus le groupe et faisant évoluer ses personnages sans non plus verser dans le changement radical. La carrière de Vince se densifie entre blockbuster tourné par James Cameron et film d'auteur primé à Cannes, Eric prend de plus en plus de responsabilités, Drama trouve enfin un nouveau rôle dans une série télé, Ari monte sa propre agence... sans oublier les petites amies, les engueulades, et les fiestas en pagaille. Un quotidien fait de paillette, de classe-attitude et d'humour qui fait forcément rêver et rendrait presque addict. D'autant que la série a les moyens de ses ambitions, privilégiant à 100% les décors réels même quand il s'agit d'aller à Cannes pendant le Festival, au Mexique ou à New-York, le gros budget et les caméos à foison (James Cameron, Ana Farris, Brett Ratner, Mandy Moore, Peter Jackson, Martin Scorcese, M.Night Shyamalan etc.) qui rendent cette fiction ultra-réaliste.
Saison 5 à peine diffusée, Saison 6 signée, Entourage a encore de beaux jours devant elle. Mais la même torture revient désormais: attendre jusqu'au prochain DVD!
12 novembre 2008
Flashback: Beverly Hills, 90210
Ca y est! La saison 1 de la série mythique a enfin été bouclée hier soir chez Ptitmath (juste à temps pour enchaîner sur la 4 d'Entourage d'ici quelques jours). Il nous aura fallu du temps, mais nous y sommes arrivés et que dire... ben ça donne vachement envie d'acheter la saison 2! Pourtant, on ne peut pas dire que nous sommes au bord du gouffre du suspens, après tout, on a déjà tous vu l'intégrale, multi diffusée à la télévision: c'était l'événement inmanquable de nos soirées ados, au retour du lycée. J'ai à ce titre l'impression de revoir des vieux potes à la télévision, je connaitrais presque les dialogues par coeur! Et les épisodes ont bien entendu un air de déjà vu, déjà entendu: peut-être est-ce en cela que le rendez-vous est agréable, quelquechose de nostalgique et rassurant à la fois.
Cette saison 1 est pourtant assez hétérogène, certaines histoires un peu tirées par les cheveux ou rallongeant bien l'histoire de base (si tant est qu'il y en ait une): on comprend pourquoi il y a eu dix saisons... en plus de vingt épisodes, l'histoire d'amour de Dylan et Brenda n'évolue finalement que très peu sans grandes scènes clé et retournements de situation, tout comme l'amitié entre garçons ou filles ou bien encore l'ambiguité entre Brandon et Andrea. A ce titre, tout est traité de façon plutôt superficielle, et mis à part certains épisodes qui sortent du lot, le reste est parfois mou du genou. Et certains futurs personnages clés (Donna ou David, voire même Dylan), sont encore des faire-valoirs aux dialogues aussi courts qu'insipides! Bref, y a pas à dire la série se cherchait encore!
Alors, pourquoi s'y attacher? Tout d'abord car la série ne débordait pas encore dans des scénarii improbables, alliant violence à des problèmes de plus en plus gros (drogue, viol etc.) et des triangles amoureux dignes de Shakespeare. Il y a quelquechose de léger dans cette saison, à suivre cette bande d'étudiants, qui nous pousse à rentrer du boulot, s'allonger en pyjama sous une bonne couette, déconnecter et se plonger dans l'été indien de la Californie pour 45 minutes d'intrigues familiales et amicales parfois neuneu, mais délivrant finalement un plaisir coupable. Les comédiens sont pour la plupart sympathiques même si pas toujours bien exploités, et bien entendu, ça fait davantage rêver de suivre la vie "mouvementée" de jeunes friqués américains que d'un couple roumain exilé au Soudan. Il y a ce retour vers une vie adolescente et ses premiers émois amoureux qu'on a tous connus, auxquels on assiste en tant que spectateur, parfois gêné lorsque des baisers langoureux s'échangent sur une piste de danse lors d'un gala de fin d'année. Et puis surtout, comment ne pas se marrer face à ce fleuron de la mode des années 90?? La série représente un véritable défilé du mauvais goût américain en fin de xxème siècle, des costards dépareillés aux chemises colorées en passant par des jeans extra-larges ou des sacs à dos fluos. Sans oublier bien sûr ces inimitables coupes de cheveux...
Les jeans et les coiffeurs n'ont jamais été mis autant à l'honneur que dans 90210
Pour toutes ces qualités et tous ces défauts qui font son charme (bien qu'on peut s'interroger du succès de la même série 15 ans plus tard, les codes télévisuels ayant quand même bien changé - en mieux), Beverly Hills reste un incontournable de la petite lucarne, le genre de série interminable qu'on a quand même envie de posséder chez soi en DVD: une petite part de son enfance, en somme, qu'on a passé en compagnie de Brandon et sa mèche parfaite même au réveil, Dylan et son faux air de James Dean torturé même quand il boit un soda, Steve et son sourire carnassier, Andrea et sa bouche en serpent, Kelly la pinup, Donna la potiche avant son opération des seins, Brenda qui fait gerber quand elle souhaite bonne nuit à son frère, David le figurant, sans oublier les parents modèles Walsh et le cuisto Nath joué par le bon vieux Joe E. Tata - combien gagnait-il par épisode? Si ces héros survivent encore dans nos mémoires, c'est que malgré tout, cette série reste spéciale et mémorable. Alors vivement la saison 2!! (quand elle sera à 9 € sur Amazon.fr)
Iien bonus: que sont-ils devenus?
28 juin 2008
(Série) How I met your mother
Depuis quelques semaines, je me laisse bercer le soir en DVD par les folles aventures d'une bande de potes new-yorkais légèrement déjantés. Ca ressemble à Friends? C'est normal. How I met your mother en reprend les principaux codes, tout en se focalisant sur Ted, un jeune trentenaire idéaliste à la recherche de l'âme soeur, la future mère de ses enfants (l'idée de la série est d'ailleurs que Ted adulte raconte à ses enfants - vus au début de chaque épisode - de façon drôle et nostalgique à la fois, comment il a rencontré leur mère, d'où le titre!). Ce prétexte sert surtout à donner du sens aux multiples histoires que vit la bande dans leur appartement, au café du coin, sur le toit de l'immeuble ou dans tout autre décor en carton-pâte digne des bons sitcoms américains ;)
On verra si les scénaristes ont assez d'idée pour faire durer l'histoire, mais pour le moment la saison 1 se déguste avec plaisir, et pas seulement parce que je me reconnais dans le héros ^^. Encore une fois, les acteurs en sont l'ingrédient principal: Josh Radnor dans le rôle de Ted, le couple de jeunes fiancés Jason Segel et Alyson Hannigan (vus récemment au cinéma), Cobie Smulders, et surtout l'impayable Neil Patrick Harris dans le rôle de Barney, le pote dragueur looser friqué au grand coeur. C'est mon coup de coeur dans cette série!
Entre doutes, sexe et recherche du grand amour, mais aussi des messages sur le passage à l'âge adulte et les responsabilités, sans oublier l'amitié et les délires de jeunesse, How I met your mother est un divertissement qualitatif moderne, bien écrit et sans langue de bois, bien joué, et véritablement destiné à tout le monde (parfois cru sans être obscène, et surtout très humain). Je recommande!

29 mai 2008
Indy-Mania

Malgré la deception du 4ème film, sa sortie aura au moins réveillé une chose: la passion que j'entretiens pour ce personnage et la trilogie dans son ensemble, une de mes préférées comme déjà évoqué souvent ici. Cette passion ne date pas d'hier: vers l'âge de 12 ans, j'avais commencé à me plonger dans des ouvrages religieux pour tenter de commencer... ma propre quête du Graal! Je me souviens avoir même tenté de convaincre un de mes meilleurs amis d'alors, de m'accompagner à Jérusalem pour tenter de remonter la piste du calice. J'avoue, ça ne s'est jamais fait. Mais j'étais tout de même allé en bibliothèque pour chercher les Chroniques de St Ansèlme dont parle Indy dans la Dernière Croisade, en espérant y relever les véritables indices. Aujourd'hui, tout serait plus simple avec internet ^^.
Bien sûr avec le temps, cette passion s'est atténuée face à d'autres, même si mon amour pour les films est resté le même. Mais depuis la sortie du Royaume du Crâne de Cristal, je rêve à nouveau d'Indiana Jones et de ses aventures, en espérant toujours en apprendre plus.
Mon premier achat a donc été le Journal perdu d'Indiana Jones, ainsi que l'Encyclopédie absolue d'Indiana Jones. Le premier ouvrage est typique de ces collectors de fan super originaux, il se présente comme le véritable journal intime d'Indy. Tout plein de photos, d'anotations, de dessins, de coupures de presse de l'époque, de lettres ou d'extraits du journal du Graal, il est également très réaliste, avec de fausses pages arrachées et une texture "ancienne". En gros, il retrace les aventures d'Indy de son point de vue, depuis son enfance jusqu'aux années 50 (période où le journal est tombé entre les mains du KGB). On apprend peu de choses, mais ça n'enlève rien à sa qualité, en plus d'être plein d'humour. Le deuxième ouvrage ressemble aux livres similaires déjà publiés sur James Bond ou Star Wars, c'est à dire reprenant l'ensemble des films avec énormément d'informations, de photos, de plans détaillé des locations, de zoom et explications sur beaucoup de détails de la quadrilogie. Complémentaires donc, mais indispensables pour tous fans! D'ailleurs beaucoup d'autres livres sont sortis à l'occasion du nouveau film. Il y en a un autre qui est assez amusant, intitulé Le Manuel de survie d'Indiana Jones qui se définit comme le manuel de poche du parfait aventurier, et donnant des conseils à la "Copains des Bois" en se servant de références dans les 3 premiers films. Le tout accompagné de quelques photos. Sympa à lire en magasin, même si je ne l'ai pas encore acheté.
Côté littérature, et même si non directement lié à Indiana Jones, on ne peut nier que ses films (et la culture prononcée du héros) ont joué un rôle dans l'intérêt que j'ai eu à une époque ou une autre, pour l'Histoire et les grandes découvertes. Et même si à la base je n'y porte pas un goût des plus prononcés, c'est avec grande curiosité que je me replonge actuellement dans le livre Le Dessous des Cartes acheté l'an dernier. Mêlant habilement histoire et géopolitique, le livre explique la carte du monde actuel ainsi que ses enjeux. On y parle religion, culture, guerres, conquêtes et frontières en tout genre. Beaucoup plus utile que des masses de paperasse journalistique, et c'est à Indy que je dois cet achat!
Cette parenthèse faitre, et me renseignant pas mal sur le net, j'ai aussi dégotté les adresses où me procurer les répliques exactes du costume (et pas les piètres souvenirs estampillés Lucas ou Disney). D'ailleurs, il est amusant de constater que la plupart des costumiers officiels de la quadrilogie ont ouvert leur propre site on-line proposant ces produits. Ils sont plutôt abordables (compter 150 euros environ pour la veste en cuir, 50 et 60 pour le pantalon et la chemise, dans les 70 pour le chapeau). On trouve même le fouet, le sac et les chaussures! Je pense avoir trouvé mon prochain costume pour Halloween :)
Enfin, ultime rêve de fan, je commence à planifier une série de trois voyages - le premier peut-être en 2009 - qui s'inspireraient de ceux d'Indiana Jones. Le but étant dans un premier temps de relier Venise, Tozeur et Kairouan (Tunisie), Le Caire, Iskenderun (anciennement Alexandretta en Turquie), peut-être Jerusalem, et enfin Petra (Jordanie). Le second se consacrerait à l'Asie avec Shanghai, le Tibet et l'Inde, et le troisième à l'Amérique du Sud - désolé Nico, mais Indy ne semble pas être allé au Groenland! -. Sachant que beaucoup de scènes ont été en réalité tournées dans d'autres pays, j'hésite donc encore entre voir la réalité, ou les lieux de tournage. Any volunteers? ;-)
03 mai 2008
Sandwich-mania
Ptitmath s'est fait spécialiste des quiches et des pâtes, moi mon dada ce sont les sandwiches, chaud ou froid. Ces derniers temps, surtout quand ma mère est absente, c'est ce que je préfère manger. Au-delà du gain de temps et de la convivialité, et en plus du côté pratique (c'est moins risqué qu'une soupe sur un plateau repas), je pense que ce goût vient surtout de la culture américaine du "fourre-tout". J'adore le mélange des goûts, essayer des combinaisons éprouvées ou inattendues avec des ingrédients simples. C'est bien sûr la base du sandwich, mais réalisés créativement ça peut être absolument divin. En fait, tout va avec le pain (baguette, pita ou pain demi - toastés ou non): j'y mélange plusieurs fromages que je fais fondre, j'y ajoute des émincés de poulet chaud ou froid, j'y mets des oeufs brouillés, de la salade, de l'avocat, du thon-mayonnaise, du tarama, du jambon ou bacon, des rillettes... ou alors un steack façon Quick'n Toast! Un peu ce que je veux quoi! Accompagnez le tout de mayonnaise ou d'une sauce cocktail (ou rien) et d'un bon Coca bien frais ou d'un Canada Dry, et vous obtenez des délices, pas forcément toujours diététiques, mais aux saveurs intenses. Quoi que, même des sandwichs légers (à base d'oeuf dur, tomates, concombres et fromage frais par exemple) peuvent être délicieux et avoir du goût.
C'est sûrement parce que leurs cartes abondent en ce sens que j'aime autant le Paradis du Fruit (et leurs pains pita ou toasts fourrés accompagnés de grande salade) ou le Annette's Diner (mélange de poulet et steack, avec champignon et sauce au bleu! mm). Et je me réjouis de l'arrivée prochaine d'une célèbre sandwicherie américaine au Disney Village, avec j éspère, toute leur collection de wraps et sandwichs chauds et froids importés des Etats-Unis. Un vrai et délicieux BLT (Bacon, Lettuce, Tomato), il n'y a que ça de vrai ;-)
19 février 2008
(Série TV) Entourage
En ce moment, les séries TV tournent un peu en boucle à la maison. En même temps ce format me convient: une durée raisonnable qui permet de les lancer quelle que soit l'heure même si l'on bosse le lendemain, des personnages attachants qu'on se plaît à retrouver au quotidien, des péripéties s'étalant sur un ou plusieurs épisodes, laissant la possibilité d'arrêter de reprendre quand on le souhaite, et la garantie de plusieurs semaines à passer sans se poser la question: "que faire"? Une fois qu'une saison est lancée, je ne m'arrête plus!
Le truc, c'est que je ne suis pas fan des séries à la télé. Gros fainéant que je suis, scruter le programme TV ce n'est pas mon truc, je préfère le confort de choisir ce que je veux, quand je veux. Et puis arriver en milieu de saisons et prendre des séries en cours, bof bof. J'aime tout voir, du premier au dernier épisode. Et de mon lit en mangeant des bonbons c'est encore mieux (mais je n'ai pas le câble), bref les coffrets DVD, c'est la solution! Certes pas la plus économiques mais en même temps je ne me "goinfre" pas de séries. Je n'aurais jamais le temps de toutes les voir de toute façon, alors je sélectionne, je marche au coup de coeur, par passion, jamais par mode. Il y a bien sûr les classiques des années 80, vus en boucle (K2000, Mac Gyver, Supercopter...). Récemment l'Agence tout risques nous a fait passer quelques bonnes soirées, et j'attends impatiemment que Ptitmath se procure la saison 2. Je viens d'acheter la saison 1 de Beverly Hills, la cultissime série que j'ai vraiment envie de revoir, il faudra d'ailleurs se trouver un moment, mais c'est pas simple car Ptitmath veut les voir aussi, donc il faut que je l'attende! Sans compter le Best Of 25 DVD de la Quatrième Dimension gravés par l'ami Mouetto! Et puis récemment, comme ça me prend parfois pour des mangas, et comme j'avais fait pour Dawson à l'époque, j'ai eu envie de me lancer dans une nouvelle série à découvrir. Finalement, aidé par une bonne critique, de jolis visuels, un pitch intéressant et mon instinct, j'ai flashé sur la série HBO Entourage. Et je ne regrette pas!
C'est l'histoire qui m'a attiré en premier. Vince est le nouvel acteur qui monte à Hollywood. Originaire du Queens, il s'installe à Los Angeles dans une grande villa, avec son demi-frère et ses deux meilleurs amis: pour lui, l'amitié passe avant tout! Ensemble, et en toute décontraction, ils vont découvrir, mené par Ari un manager aux dents longues mais hilarant, les coulisses du show-business, ses plaisirs et ses désillusions, ses requins et son glamour.
Produite par l'acteur Mark Walhberg (Shooter, Les Infiltrés..), la série est inspiré de ses propres expériences, et se veut donc réaliste. Comme Beverly Hills, la série suit donc la vie de gens riches, beaux et célèbres, mais qui ont aussi leurs problèmes. L'univers dépeint est à la fois exhubérant (les soirées s'enchainent aux sorties en limousine ou Hummer et virées à Las Vegas) et hypocrite (chacun cherche à se vendre ou faire du business). Mais le tout est toujours traité avec humour, en grande partie grâce à notre bande de potes gravitant autour de la star: chacun essaie de profiter de sa célébrité, que ce soit pour dégotter un job, trouver des filles, ou se voir offrir un home cinema gratuit pour la maison...
Entourage, en comptant les tribulations de nouveaux riches à Hollywood, est également une fascinante plongée dans les coulisses du 7ème art: les agents, les attachés de presse, les journalistes TV, les opérations de pub et de promotion, les avant-premières, les fans... tout y passe au cours des épisodes qui suivent malgré tout un fil directeur: l'évolution de la carrière de Vince, des succès aux bides. Grâce à un traitement sans ménagement du monde du spectacle, des acteurs au top de leur forme et des personnages attachants, doux-dingues sans êtres prétentieux (le manager du héros est son meilleur ami!), sans oublier les nombreux caméos de stars dans leur propre rôle (Jessica Alba, Mark Walhberg, James Cameron, Scarlett Johansson etc.), Entourage dispose d'un énorme capital sympathie. Le coffret saison 1 et 2 se dévore comme une bouchée de pain (les épisodes font environ 27 minutes). Vivement la suite!
Entourage est diffusé actuellement sur W9.
05 janvier 2008
The amazing adventures of Spiderman
Autant je parle beaucoup de Disney, autant il faut savoir reconnaître quand quelqu'un fait mieux... dans le monde des parcs à thèmes, c'est rare, et pourtant ça existe. Universal Creative a réalisé, à une trentaine de kilomètres de Walt Disney World, la meilleure attraction jamais créée, The Amazing Adventures of Spiderman (depuis dupliquée à Universal Studios Japan - Osaka). Le plus étonnant, c'est qu'elle date déjà de 1999... et près de dix ans après, malgré les Mission:Space, Soarin, Journey to the center of the Earth, Tram Tour, Tower of Terror ou autre Expedition Everest, Disney n'a jamais réussi à dépasser le niveau de perfection de ce ride hors-du-commun.
Alors, qu'est ce que c'est exactement que cette attraction? Tout simplement un hybride de plusieurs type de rides: on pourrait le résumer à un simulateur sur verrins en mouvement, parcourant un dark-ride mêlant habilement décors et scènes projetées en 3D, et dôté d'effets spéciaux live. Cette combinaison de technologies permet l'immersion dans l'univers de Spiderman comme aucune autre attraction n'aurait pu le faire. Prenons un exemple: à peine embarqué dans des véhicules futuristes, nous voilà à déambuler dans les ruelles sombres de New-York... au détour d'un pâté de maison, Spiderman nous attend perché sur un balcon... avant de plonger en avant et d'atterir sur notre capot! L'effet est alors saisissant, Spiderman étant représenté en 3D et le véhicule réagissant en simultané aux mouvements de notre héros.
Et tout est comme ça pendant 7 minutes, notre périple nous permettant de rencontrer les méchants les plus connus du comic (l'attraction n'est pas basée sur les films). Evidemment, ceux-ci n'apprécient guère notre présence et vont passer leur temps à nous pourchasser... tous les effets possibles sont alors présents: nuages de fumée, explosion, projection d'eau, soufflerie, effets de chaleur... pendant que notre véhicule accélère, ralentit, tournoie sur lui-même, et tremble de toutes part. Une grande partie de l'innovation provient quand à elle de l'insertion parfaite des écrans de taille Imax au milieu des décors, les films projetés étant eux-même synchronisés avec les mouvements du véhicule, ajoutant au réalisme (la perspective du film 3D évolue selon où l'on se trouve pour que cela paraisse réel). Je n'ose même pas imaginer la machinerie derrière, afin de garantir que chaque scène se remette en place pour le véhicule suivant, arrivant 20 secondes plus tard.
Ce qui est génial avec Spiderman, c'est que ce ride titille tous nos sens avec un réel sens de la mise en scène. Jamais on ne trouve que çà va trop vite, l'attraction prend son temps, avec des scènes plus lentes au début, avant d'entammer un festival d'action sur la fin. A ce titre les dernières séquences sont fabuleuses. Toute la technologie disponible (dont des décors complêtement inversés) est mise en oeuvre pour une merveille de simulation: notre véhicule s'élevant au dessus des buidlings grâce à un rayon antigravité, voltigeant entre les gratte-ciels, avant de percuter un pylône et de retomber... en chute libre. Je ne vous en dis pas plus, mais il faut le voir pour le croire. Quand on sait que le véhicule lui, est resté quasiment en place pendant toute la séquence, on comprend pourquoi Spiderman est une attraction des plus époustouflantes qui soit.
Alors, Disney peut-il faire mieux? Au niveau de la technologie, sans aucun doute, Mickey a tout ce qu'il faut. Indiana Jones Adventure, conçu en 1995, proposait d'ailleurs en avant-première la technologie de simulateur sur roues, qui déambulait dans un univers de décors imposant rempli d'effets spéciaux. Il n'empêche que depuis, Disney n'a jamais proposé un ride de ce calibre, se reposant sur des techniques éprouvées, comme une thêmatisation poussée ou des audio-animatronics de plus en plus grands. Il y a eu des innovations, comme la centrifugeuse de Mission:Space ou les véhicules autonomes à grande vitesse de Test Track, mais c'est comme si elles se suffisaient à elles-même pour vendre une attraction. Personnellement je rêve d'une nouvelle grande attraction combinant diverses technologies: c'est à mon avis par là que doit passer l'avenir des parcs à thèmes, et il semble qu'encore une fois, près de dix ans après Spiderman, Universal sera précurseur avec leur future grande attraction sur Harry Potter, qui ouvrira début 2010 à Orlando. Maintenant, au niveau de son catalogue de films Disney a-t-il un Spiderman? Je ne vois pour ma part qu'un film qui pourrait bénéficier d'une attraction similaire, une aventure familiale pleine d'aventures et d'action: les Indestructibles.
Une attraction était d'ailleurs à l'étude concernant ce film, une attraction qui aurait dûe justement utiliser de nouvelles technologies, comme le Robocoaster. Celles-ci sont apparemment entre les mains d'Universal qui détient désormais l'exclusivité... Mickey devra donc rêver d'autre chose, peut-être plus grand encore?... En tout cas, si c'est du niveau de Spiderman (ou mieux), ce sera pour notre plus grand plaisir!
Le making of de l'attraction























































